Gougères au brebis et piment d’Espelette

Nous voilà déjà au mois d’octobre mes poussins, le temps défile à une vitesse de folie folle et comme d’habitude je n’ai le temps de rien. J’ai organisé mon premier mariage avec le food truck la semaine dernière et je peux vous dire que ca m’a pris une sacré énergie ! J’espère pouvoir souffler un peu ce mois ci et pouvoir vous poster des recettes plus souvent …
En attendant on continue dans la série  » apéro party  » ( on est encore officiellement en été,  si, si )  avec ces gougères au brebis et le piment d’Espelette de mon partenaire Ederki. J’ai découvert leurs produits grâce à la très gentille Alexandra et je peux vous dire que j’ai adoré tout ce que j’ai goûté. Les produits sont d’une excellente qualité, si vous voulez découvrir de véritables produits Basques, je vous les recommande sans hésiter ! J’ai déjà plein d’idées pour d’autres recettes, je vous réserve plein de surprises …

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Gougères au brebis et piment d’Espelette :

Pour une quarantaine de gougères, 30 mn de préparation, 30 minutes de cuisson

7 oeufs
140 g de beurre
200 g de farine
210 g de fromage pur Brebis râpé
1/2 cuillère à café rase de piment d’Espelette Ederki
1 bonne pincée de sucre
1 pincée de bicarbonate alimentaire
400 ml d’eau
Sel ( 1 pincée )

Dans une casserole, portez à ébullition l’eau avec le beurre, le sel, le piment d’Espelette et le sucre. Retirez du feu et ajouter la farine et le bicarbonate en une seule fois. Remuez énergiquement avec une spatule en bois. Remettre sur le feu et  » desséchez  » la pâte en continuant de remuer jusqu’à ce que le mélange se détache de la casserole ( l’opération dure 2 à 3 minutes, c’est important pour que les choux gonflent à la cuisson ).
Retirez du feu et versez le mélange obtenu dans le bol d’un batteur ou bien un saladier. Laissez tiédir.
Incorporez les oeufs un à un ( attendre qu’un oeuf soit incorporé avant de mettre le suivant ) , soit avec le fouet du batteur , soit avec un fouet électrique. La pâte doit être bien brillante. Ajouter les 3/4 du fromage, mélanger. Garder un peu de fromage pour le dessus des gougères.
Préchauffez le four 180°. Déposez une feuille de papier sulfurisé sur 2 plaques de cuisson ou des grilles.
Versez la pâte dans une poche à douille ( on peut faire aussi les gougères avec 2 cuillères à soupe ), coupez le bout à 3 cm de large et formez des tas en formant des choux. Saupoudrer avec le restant du fromage sur le dessus.
Enfourner pour 30 mn. 10 mn avant la fin, ouvrir légèrement la porte du four ( on peut bloquer la porte avec le manche en bois d’une cuillère ) pour que gougères finissent de cuire en laissant s’échapper un peu de vapeur.
Déguster tièdes à l’apéro ou avec une salade.

Crème glacée au chocolat ( corsée )

Vous vous souvenez de la publicité ( pas très récente / un peu comme moi ) où le petit garçon accusait son poisson rouge d’avoir mangé toutes les mousses au chocolat en disant avec la bouche pleine de cacao  » Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice  » ?
J’ai revécu la scène cette après-midi. Oui parce qu’un shooting photo culinaire ça prend du temps, et une glace ça fond, ça fond. Alors j’ai été obligé de plonger ma cuillère, enfin ma louche dans le pot pour éviter de tout perdre et j’ai pratiquement tout mangé. Bien sûr comme je n’ai pas de poisson, j’ai accusé le chat, c’était plus crédible. Trop d’épreuves ce blog, moi je vous dis !

Sinon aucun rapport avec cette délicieuse crème glacée, mais j’avais envie de vous parler un peu de mon nouveau partenaire ( si comme moi vous faites partie des gens qui adorent la décoration et l’ameublement, cela devrait vous intéresser… ).
Il parait que les Français renouvellent leur déco tous les 4 à 5 ans ! Fini le temps où l’on devait se farcir le papier peint à losanges orange pendant des lustres ou le tapis offert par tonton René au mariage ( je ne vous dis pas de jeter le tapis de tonton, hein ? ). Mais on a vraiment besoin de changer régulièrement de décor, à défaut de changer d’appart ou de maison.
Du coup pour répondre aux besoins et à la tendance, des centaines de boutiques inondent la toile. Pas simple de s’y retrouver et on peut passer des heures pour comparer les prix ou trouver le bon produit. Pour nous faciliter la vie et nous faire gagner un précieux temps, le site Linvingo a crée un portail en ligne dédié à l’aménagement de la maison, qui regroupe au même endroit les articles de différentes boutiques spécialisées dans la décoration. On peut commander directement sur Amazon, Made.com, Delamaison, Kavehome & Co…

Les avantages :le choix de produits ( large ), le classement par prix ( pratique ), la possibilité d’épingler ses articles favoris ( fait gagner du temps ) , la navigation ( aisée ) et il y a la possibilité d’afficher 500 articles par page.
Mais assez de blabla, je vous laisse découvrir le site Livingo.fr par vous même …

crème glacée chocolat
source : dorian / pourquoi est ce que je vous raconte ça

Crème glacée au chocolat

250 ml de lait entier
400 ml de crème liquide entière
100 g de sucre
40 g de miel liquide ou de sirop de glucose ( j’ai mis du miel )
30 g de cacao noir non sucré en poudre –
100 g de jaunes d’œufs ( 5 jaunes )
180 g de chocolat noir bien noir haché
1cuillère à café de café lyophilisé ( j’ai mis de la Ricoré )

Verser 50 g du sucre avec le café lyophilisé et le cacao dans une casserole et mélanger bien. Ajouter un peu de lait et mélanger encore pour diluer le cacao. Ajouter le reste de lait, la crème et le miel puis fouettez à la main.
Porter le mélange à ébullition à feu moyen.
Pendant ce temps fouetter les jaunes d’œufs avec les 50 g de sucre restant.
Quand le contenu de la casserole est arrivé à ébullition, verser son contenu en filet sur les jaunes d’œufs en mélangeant sans arrêter.
Remettez le tout dans la casserole et faites épaissir à feu doux sans bouillir !
Retirez la casserole du feu et ajoutez le chocolat noir puis fouetter. Verser le tout dans un saladier, laisser tiédir puis mettre au frais.
Quand la crème est bien froide, mélanger puis mettre en sorbetière où directement au congélateur en remuant toutes les heures jusqu’à la prise complète de la glace ( j’ai fait sans sorbetière ).

Fontainebleau aux fruits rouges

Me revoilà après quelques semaines d’absence. Ce n’est pas de ma faute, en plus du boulot qui ne s’arrête jamais, je suis tombée en panne d’ordinateur. J’ai bien un petit PC de dépannage mais j’avais toutes mes photos dans le premier. D’ailleurs à ce propos, ne faites pas comme moi pensez à sauvegarder régulièrement vos photos et vos données! Perso ca fait plusieurs fois que mon ordi me plante d’un coup ( sans réparation possible ) et je n’ai toujours pas compris la leçon . C’était la minute conseil du jour.
Cette recette fait partie de la série que j’ai réalisée pour le magazine  » Le Sud Ouest gourmand  » ( hors série de juin ), sur les produits laitiers issus des circuits courts. Ici c’est la faisselle qui est mise à l’honneur et le résultat donne un dessert frais et léger !

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Fontainebleau aux fruits rouges

Pour 6 personnes, 30 minutes de préparation, 1 nuit d’égouttage pour la faisselle

300 g de faisselle
300 g de crème liquide entière bien fraîche ( à 30 ou 35% de matières grasses, sinon la chantilly ne montera pas )
100 g de sucre glace
1 gousse de vanille
Mélange de fruits rouges ou fraises
Un peu de coulis de fruits rouges
Quelques pistaches non salées sans la peau concassées grossièrement.

Placez la faisselle dans une passoire ou un chinois et posez là au-dessus d’un récipient. Posez un poids ( pas trop lourd ) dessus pour aider le liquide à s’écouler. Couvrir de film alimentaire et garder au frais pour une nuit.
Verser la crème liquide entière bien froide dans un saladier, ajouter l’intérieur de la gousse de vanille ( les graines ) et la monter en chantilly avec un batteur électrique ou dans le bol d’un robot avec le fouet. Ajouter le sucre glace et battre encore quelques secondes.
Dans le saladier avec la chantilly montée, verser la faisselle bien égoutée et mélanger le tout délicatement avec une spatule souple en soulevant la masse ( comme une mousse au chocolat, sans écraser la chantilly ). Mettre la crème chantilly – faisselle dans une poche à douille avec un embout cannelé.
Verser des fruits rouges ou les fraises coupées en morceaux au fond de verres. Verser de la crème sur le dessus, un peu de coulis de fruits puis des pistaches concassées.
Dégustez bien froid.

Muffins au citron et graines de pavot ( recette au lemon curd )

Après plusieurs semaines de boulot intensif avec Capucine, je suis en vacances pour quelques jours. Ca va me faire un bien fou car je commençais à tirer sur la corde .
Ces muffins, je les ai préparé pour mes petits lycéens et ils ont beaucoup aimé avec les graines de pavot le petit glaçage au citron sur le dessus. Comme quoi on peut leur montrer qu’ il n’y a pas que la pâte à tartiner à l’huile de palme dans la vie.
Sinon comme je vous disais, je suis dans ma période citron citronné et  je vois la vie en jaune mes poussins ! Je ne sais pas si c’est le lemon curd qui a donné ce résultat mais ils sont ultra moelleux et bien parfumés. A refaire très vite …

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Muffins au citron et graines de pavot

Pour une quinzaine de petits muffins

200 g de farine
130 g de sucre
2 oeufs
200 ml de lait
100 g de beurre fondu
2 cuillères à café de levure chimique
100 g de lemon curd ( recette ci dessous )
Sel ( 1 bonne pincée )
2 cuillères à soupe de graines de pavot

Glaçage au citron

Sucre glace ( environ 75 g )
Jus de citron

Pour un pot de lemon curd ( il va en rester mais il se conserve 3 semaines au frigo dans un pot hermétique et se tartine sur les crêpes ou parfume les yaourts par exemple… ) :

4 citrons de taille moyenne
150 g de sucre
3 oeufs
1 cuillère à soupe de Maïzena

Lemon curd :

Laver les citrons, prélever le zeste sur 2 citrons et les mettre dans une casserole.
Presser les 4 citrons et mettre le jus avec les zestes dans la casserole.
Verser le sucre et la Maïzena, remuer en chauffant sur feu doux.
Battre les oeufs dans un saladier à part. Verser les oeufs battus dans la casserole. Bien remuer le mélange sur feu doux jusqu’à ce qu’il épaississe. Laisser refroidir et mettre dans 1 pot style pot à confiture.

Préparation des muffins :

Battre légèrement les oeufs, ajouter le lait, le beurre fondu. Mélanger et ajouter la farine, la levure, le sucre, le sel, les graines de pavot et les 100 g de lemon curd . Mélanger pour obtenir une pâte homogène.
Beurrer les moules à muffins, remplir les alvéoles aux 3/4 ( je fais avec la poche à douille ) et enfourner à 180 ° ou thermostat 6 pour 25 minutes.

Pour le glaçage:

Mettre le sucre glace dans un bol puis verser quelques gouttes de jus de citron. Remuer pour former une pâte épaisse. Verser de suite sur les muffins encore tièdes.

NB : Conserver les graines de pavot au frigo une fois le pot ouvert car sinon elles deviennent rances.
Le lemon curd se conserve environ 2 /3 semaines au frigo dans un pot hermétique.

Financiers à la pistache et fleur d’oranger

C’est pas la grande forme ce matin, j’ai passé la nuit à chasser la souris. Je vous ai déjà dit que mon chat Haribo me ramenait des bestioles vivantes et qu’une fois à la maison, il s’en fichait complètement ? ( oui je vous ai dit, mémé radote grave … ).
Alors oui je sais que c’est parce qu’il m’aime, que c’est son cadeau, qu’il pense que je suis un piètre chasseur ( pas faux ) et qu’il me donne l’occasion de devenir un vrai félin ( je lis psychologie miaou-magazine tous les soirs ) mais là sur le coup, je m’en passerai bien de son offrande.
Pour me remettre de toutes ces émotions ( et des trois kilos perdus à courir dans toute la maison / je suis une petite nature ), il me fallait des petites douceurs bien parfumées et moelleuses comme ces financiers à la pistache et fleur d’oranger. J’ai adoré ces saveurs, j’espère que vous aimerez aussi !

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Financiers à la pistache et fleur d’oranger

Pour 7 gros financiers ou une vingtaine de petits.

100 g de pistaches sans la peau et non salées
4 blancs d’oeufs
1 pincée de sel
115 g de beurre
40 g de farine
120 g de sucre
1 cuillère à soupe de miel
3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

Monter les blancs en neige très ferme avec la pincée de sel.
Mixer les pistaches pour les réduire en poudre.
Faire fondre le beurre pas trop liquide et le mélanger avec le sucre et la farine. Ajouter le miel et l’eau de fleur d’oranger puis la poudre de pistaches.
Incorporer ce mélange aux blancs d’oeufs, délicatement avec une spatule souple.
Préchauffer le four à 180° ou thermostat 6.
Beurrer les moules à financiers et déposer de la pâte aux 3/4
Enfourner pour 15 à 20 mn pour des gros financiers, une dizaine de minutes pour les petits .

Pâte à pizza

Je suis folle de sortir de ma tanière avec les – 7 degrés qu’il y avait hier chez moi, dans la banlieue Bordelaise. On a même vu quelques flocons de neige tomber l’après – midi et ici c’est assez rare pour le souligner !
J’ai donc mis un museau dehors pour voir si c’était le printemps ( raté ), une patte, deux pattes et là j’ai entendu la phrase qui m’a fait regretter définitivement d’être sortie :   » Maman keskon mange ?  »
J’ai tout de suite pensé pizza, c’est facile et ça plait à tout le monde. Et puis je me suis rendue compte que je ne vous avais jamais posté de recette. Shame on me ( si je mets à parler Anglais on est mal, enfin vous êtes mal, moi je me comprend très bien ).
Pour la garniture, j’ai fait simple avec une sauce tomate maison, de la mozzarella et du chorizo . Mais pas n’importe lequel !
En tant que blogueuse culinaire, je suis souvent sollicitée par des marques qui me demandent de tester leurs produits et d’en parler ici. Pour être franche j’accepte rarement car je préfère vous parler de mes coups de coeur plus naturellement.
Mais là les charcuteries étaient tellement bonnes que je ne fais aucun chichis.
La maison Oliveras spécialisée dans les jambons et charcuteries Espagnols, notamment pata negra, bellota et serrano ) est un artisan affineur qui fait travailler des petits artisans depuis 1998.
J’ai pu goûter le lomo, le chorizo et le serrano et les 3 étaient de grande qualité ! Toute la famille a aimé et a été unanime, et moi qui suis une fille d’origine Espagnole ayant passé tous ces été à Malaga ( et  goûté pas mal de spécialités ) c’était pas gagné d’avance…

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Crédit photo : Pixabay

 

Pâte à pizza

Pour 2 grandes boules de pâte ( on peut n’en faire qu’une et congeler le reste )
650 g de farine spécial pizza ( au rayon des farines / sinon une farine type 45 )
30 g de levain bio déshydraté ( en magasin bio / ca donne du moelleux à vos pains, brioches et viennoiseries / je ne peux plus m’en passer )
400 ml d’eau tiède
1 sachet de levure de boulangerie sèche ( ou 10 g de levure fraîche )
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
10 g de sel ( 1 cuillère à soupe rase )
10 g de sucre ( 1 cuillère à soupe rase )

Exemple de garniture : sauce tomate, poivrons, chorizo, origan, mozarella, emmental râpé …

Mettre la levure 10 mn dans un bol avec l’eau tiède ( pas chaude, cela tue la levure ! ).
Ensuite,je mets tout dans ma machine à pain, programme pâte ( 1H50 de pétrissage et montée ) mais vous pouvez mettre tous les ingrédients dans un robot avec un crochet puis faire monter la pâte pur qu’elle double de volume ( parfois elle triple même ), dans un endroit chaud.
Puis ensuite fariner un plan de travail et étaler la pâte dessus. Perso je l’étale directement sur du papier sulfurisé fariné pour ensuite mettre sur ma grille du four.
Vous pouvez faire une seule pizza et congeler le reste de pâte.

Quelques précisions:

Si vous avez une machine à pain avec un temps de préchauffage, ne pas mettre le sel en contact avec la levure ( comme l’eau chaude, ça tue aussi la levure ) avant que la machine s’enclencle ( donc le pétrissage ). Mettre le sel en dernier .

Après 10 mn de pétrissage, la pâte doit former une belle boule homogène, un peu élastique. Si elle vous parait trop sèche, ajouter un filet d’eau ( peu à peu ) jusqu’à ce que la pâte forme un joli pâton.

Laisser monter 1 bonne heure et demi dans un endroit chaud ( près d’une source de chaleur, dans un four éteint ou fonction  » étuve  » … )

Makrout au miel d’oranger ( au four )

J’ai profité de mes vacances et que le lycée soit fermé pour réaliser une recette que je voulais faire depuis trèèèèèèès longtemps : les makrouts, petites douceurs à base de semoule aussi célèbres dans toute l’Afrique du Nord que notre tarte au citron meringuée nationale. Pour m’aider à réaliser une recette top sans friture et surtout sans surprise, j’ai demandé à ma chère copine Safya de me montrer comment elle procédait.
Si vous n’aimez pas les makrouts, c’est sans doute que vous en avez mangé des trop sucrés ou trop gras. Mais ceux qui sont fabriqués au Maroc et dont je vous dévoile la recette familiale ici, ne peuvent pas ne pas vous séduire. Ils sont justes parfaits ! Moelleux, pas trop sucrés … et pour ceux qui n’aiment pas les dattes, vous pouvez remplacer la même quantité de fruits secs par de la poudre d’amandes , mais bon ce serait dommage.

makrout

MAKROUT AU MIEL D’ORANGER 

Pour une cinquantaine de makrout

3 mesures de semoule fine ( j’ai utilisé de la semoule fine pour les desserts mais Safya utilise une semoule moyenne / Pour la mesure, j’utilise un verre à eau d’une contenance de 240 ml )
1 mesure de beurre fondu ( si possible clarifié )
1 mesure pas pleine d’eau de fleur d’oranger
1 pincée de fleur de sel

Pour la garniture :
300 g de dattes ( pesées sans le noyau ) ou de poudre d’amandes
100 g de sucre
1 bonne cuillère à soupe de beurre
1 pincée de cannelle ( on peut mettre plus suivant les goûts )
Eau de fleur d’oranger
Miel d’oranger

Mélanger ensemble le beurre, la semoule et le sel en les pétrissant et les frottant entre les mains pendant 10 mn ( perso je fais dans mon robot avec la feuille pendant quelques minutes ). Ajouter par petite quantité l’eau de fleur d’oranger ( toujours en pétrissant et frottant, c’est très important ). Prendre une petite quantité dans la paume de la main et la faire rouler, si la boule se tient, c’est que la pâte a pris. Laisser reposer 2 à 3h ( on peut même la laisser toute une nuit ), pour que la semoule absorbe le gras et qu’elle se ramollisse, elle sera plus facile à travailler.
Mixer les dattes, le sucre, le beurre et la cannelle, puis ajouter suffisamment d’eau de fleur d’oranger pour obtenir une pâte malléable mais assez épaisse car on doit pouvoir rouler un boudin avec. Réserver.
Une fois le temps de repos de la semoule écoulée, reprendre le pétrissage avec les deux mains pendant quelques minutes en ajoutant un filet d’eau, la pâte doit former un mélange homogène ( quand on fait une grosse boule, cela doit ressembler d’aspect à une pâte brisée ), puis séparer la pâte en 4 morceaux et former des boudins de 6 cm de largeur.
Creuser toute sa longueur avec le pouce et y déposer un fin boudin de pâte de dattes. Refermer le boudin, le faire rouler sur le plan de travail pour lui refaire reprendre sa forme puis l’aplatir lègèrement. Couper des tronçons en diagonale et faire des dessins sur le dessus de chaque makrout comme vous voulez ( facultatif ). Enfourner à 180° pour environ 30 /35 mn. Quand les makrouts ont pris une belle couleur dorée dans le four, les retirer et les plonger directement dans le miel tiédi ( perso je les badigeonne au pinceau ).

Gâteau tatin poire – chocolat

Autant se réconforter du temps pourri que l’on a en ce moment avec une petite bombe calorique, hein ? Des poires caramélisées, du chocolat, c’est tout ce qu’il faut pour ne pas déprimer en ce magnifique mois de novembre ( mais courage, il ne dure que 30 jours et c’est bientôt fini ) .
Vous pouvez aussi mettre de la chantilly si vous voulez, ou une petite boule de glace à la vanille, tant qu’on y est, on ne va pas chipoter.
Le must pour arrêter de ruminer, c’est de s’installer avec une bonne part de ce gâteau devant une cheminée ( si le feu est allumé, c’est quand même plus sympa ), un plaid sur les genoux ( à carreaux, tant qu’à faire dans le cliché  ) et un roman de Gilles Legardinier . Vous n’allez peut être pas vous fendre la poire d’un coup … mais au moins retrouver le sourire, je vous assure …

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Source : Le journal des femmes

Gâteau tatin poire -chocolat

3 grosses poires
100 g de cassonade
150 g de beurre ramolli
150 g de farine
100 g de chocolat noir ( pas plus, c’est bien assez )
3 oeufs
2 cuillères à soupe de lait
1 sachet de levure chimique

Pour le caramel :

15 morceaux de sucre

Dans une casserole, préparer un caramel avec les morceaux de sucre imbibés d’eau. Quand il est doré, verser-le dans un moule à manqué tapissé de papier sulfurisé ( c’est plus facile pour le démoulage )
Eplucher les poires puis couper 2 poires en tranches assez fines. Les répartir harmonieusement en rosace sur le caramel.
Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes puis ajouter le lait pour le lisser. Recouvrir les poires de chocolat fondu.
Dans un saladier, mélangez le beurre et le sucre, puis ajoutez les oeufs un par un en mélangeant au fouet à main au fur et à mesure. Terminer par la farine et la levure, remuez énergiquement, toujours au fouet à main.
Couper la troisième poire en petits dés et ajouter à la pâte.
Verser le tout sur les poires au chocolat et enfournez à 180° pendant 45 /50 minutes. A la sortie du four, laissez tiédir 15 mn et démouler sur un plat de service.
Mettre au frais si possible une nuit car il est meilleur le lendemain quand il est plus ferme.

Puits d’amour ( 2ème version )

Il a bien fallu que je m’extirpe de ma couette d’une part pour aller bosser ( sous la pluie et le froid mais j’ai choisi, hein ? ) et d’autre part pour vous préparer ces petites tueries. On en a englouti plusieurs après une raclette – tartiflette suivie d’une fondue , c’est pour vous dire si ces petits puits d’amour sont légers !
Au départ cette célèbre pâtisserie était composée d’une pâte feuilletée à la manière d’un vol au vent et fourrée de confiture de fruits rouges, puis elle a été déclinée au fil des années en version plus légère, avec une base de pâte à choux et d’une crème chiboust ( crème pâtissière + meringue Italienne pour ceux qui lèvent le doigt au fond de la classe ).
A Captieux, petite bourgade en Gironde, ils sont même aussi célèbres que les cannelés grâce à la pâtisserie Seguin ( aucun rapport avec la chèvre ) qui en fabrique environ 1000 par jour ( autant que le nombre d’habitants / si, si c’est vrai ).
J’ai chipé la recette à Chantal du blog «  Assiettes gourmandes  » .

puits-damour
Merci à ma choupinette pour la pose photo …

Puits d’amour
Pour 25 choux

Pâte à choux:

75 g d’eau
75 g de lait
80 g de beurre
120 g de farine
3 gros oeufs ou 4 petits
1 cuillère à soupe de sucre
1 pincée de sel

Crème pâtissière :

2 jaunes d’ oeufs ( blancs et jaunes séparés )
30 g de farine
50 de sucre
250 ml de lait
1 gousse de vanille
2 feuilles de gélatine
Sucre de canne pour caraméliser

Sirop et meringue Italienne :

70 g de sucre
35 g d’eau
30 g de sucre

Pour la caramélisation :

Cassonade

Pâte à choux :

Dans une casserole, verser l’eau, le lait, le sucre, le sel et le beurre froid coupé en petits morceaux. Porter le mélange à ébullition, puis le retirer du feu.
Ajouter la farine et mélanger à l’aide d’une cuillère plate. Remettre ensuite sur le feu et mélanger énergiquement jusqu’à ce que la préparation ne colle plus au fond de la casserole ( cette étape est importante, on appelle cela  » dessécher la pâte  » et cela permet que les choux gonflent ), elle prend 1 ou 2 minutes.
Verser dans un saladier et ajouter les oeufs entiers 1 par 1 au fouet électrique. La pâte doit être lisse et brillante et quand on la soulève avec une spatule, elle doit former une petite vague qui retombe.
Mettre la pâte à choux dans une poche à douille ( ou sinon on fera à l’aide de 2 cuillères à café ) et déposer environ 25 petits tas de pâte sur une plaque à pâtisserie sur du papier sulfurisé. La prochaine fois, j’essaierai de les faire plus plats car ensuite ( une fois cuits ), il faudra appuyer avec le doigt pour les creuser.
Enfourner à 180 ° pour 25 mn. Sortir du four et laisser refroidir.

Crème pâtissière :

Mettre les feuilles de gélatine à tremper dans un bol d’eau froide pendant 10 minutes
Dans un saladier, battre les jaunes d’oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter alors la farine et continuer de mélanger.
Faire bouillir le lait, puis le verser sur le mélange précédent. Remettre le tout dans la casserole et laisser cuire pendant 2/3 min à partir de la reprise de l’ébullition, tout en remuant énergiquement. Attention cela épaissit très vite.
Retirer la casserole du feu, essorer la gélatine puis la faire fondre dans la crème pâtissière en remuant. Laisser refroidir.

Meringue Italienne :

Préparer le sirop : mettre les 70 g de sucre et les 35 g d’eau à cuire dans une casserole pour obtenir un sucre cuit ( 121 ° ). Mesurer la température à l’aide d’un thermomètre de cuisson.
Battre les blancs d’oeufs en neige ( fermes), ajouter les 30 g de sucre restant pour les  » serrer  » puis verser le sirop bouillant progressivement sur les blancs. Continuer de battre jusqu’à ce que le mélange devienne lisse et brillant. La meringue italienne est alors prête, elle doit former un  » bec d’oiseau  » quand on soulève le fouet .

Mélanger la crème pâtissière avec la meringue Italienne ( la prochaine fois je ne mettrai pas toute la meringue, le résultat était un peu liquide ). Faites un essai et quand la crème chiboust vous paraît de bonne consistance, la mettre dans une poche à douille ( encore une fois on peut faire la même chose avec 2 cuillères à café ).

Disposer les choux cuits et refroidis sur un plat. Creuser l’intérieur en les écrasant un peu. A l’aide de la poche à douille remplie de crème chiboust , déposer de la crème à l’intérieur des choux.  Saupoudrer de cassonade et caraméliser le dessus  au chalumeau.
Déguster bien frais.

Bombolini au chocolat ( beignets fourrés )

Les beignets se font rares sur ce blog. Et oui comme je vous le dis à chaque fois que je poste une recette de ce style, je proclame haut et fort que je ne suis pas friture ! Mais que voulez-vous, depuis plusieurs années mes schtroumpfs m’en réclament régulièrement et je suis quelques jours en vacances, alors j’ai craqué sous l’effet du soleil après deux mojitos.
Les bombolini, ce sont ces beignets tous ronds que l’on vend aux bords des plages en Italie l’été ( dans le sud de la France, on les appelle affectueusement  » Mascotte «  ) mais on les déguste sous d’autres noms dans de nombreux pays. Berliners ou boule de Berlin en Allemagne, Bombas frittas en Espagne, Soufganiot en Israël ou Paczki en Pologne, ils ont la particularité d’être très légers ( c’est une pâte levée comme une brioche ) et en plus ici ils n’étaient pas gras du tout ( pour sa défense, votre honneur ). J’ai même été surprise en appuyant dessus, l’épreuve ultime du beignet ( on plante un doigt sur la surface et ensuite on cherche quelqu’un pour s’essuyer sur son tee-shirt ).
J’ai chipé la recette à Sandra du blog  » Le pétrin «  qui améliore ses beignets d’année en année. Elle pour moi est une référence dans le domaine de la boulange.
Je n’ai eu que des compliments sur ces bombolini, même de chéri qui se prend parfois pour un membre de jury culinaire sur une émission de télé. Après deux ou trois specimens dans le gosier, on ne l’a même pas entendu râler, il était conquis aussi !

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Bombolini au chocolat 

Pour une vingtaine de beignets

520 g de farine
15 g de fraîche ou 2 cuillères à café de levure sèche de boulangerie
50 g de sucre
1/4 cuillère à café de vanille en poudre ( pas mis )
1 cuillère à café de sel fin
220 g de lait ( ou lait végétal ) passé 20 secondes au micro-ondes
2 œufs entiers
2 jaunes d’œuf
50 g de beurre mou
Huile neutre de friture
Pâte à tartiner si possible maison ou bio ( ou confiture, crème pâtissière … )

J’ai utilisé ma machine à pain programme  » pâte  » mais je vous donne la recette pour les réaliser à la main . Le mieux étant de la faire soit à la MAP, soit dans un robot avec le crochet spécial pétrissage.
Dans un grand bol ou un saladier, mélanger la farine avec la levure sèche puis ajouter le sucre, la vanille et le sel et mélanger à nouveau. Creuser un puits et verser le lait, les œufs entiers et les jaunes . Mélanger avec une cuillère en bois en commençant par le centre et en élargissant le mouvement vers les bords en faisant tomber la farine au fur et à mesure. Quand la pâte commence à se rassembler en masse, continuer à la travailler pendant quelques minutes de façon à ce qu’elle devienne homogène et qu’elle prenne de la force.
Ajouter le beurre ramolli en 3 à 4 fois en travaillant la pâte après chaque ajout ( ajouter éventuellement de la farine, perso j’en ai rajouté 3 ou 4 fois, 1 cuillère à soupe maximum à la fois, jusqu’à ce que la pâte soit homogène et ne colle plus aux parois ). Continuer de pétrir au moins 10 min après incorporation complète du beurre jusqu’à ce que la pâte soit devenue souple, lisse et élastique.
Mettre la pâte en boule dans un saladier légèrement huilé, couvrir avec du film alimentaire et laisser lever environ 1h30 ( elle doit doubler de volume ).
Si vous utilisez la machine à pain, utiliser un programme qui pétrit mais ne cuit pas, et aller jusqu’au bout du programme.
Sortir la pâte et l’écraser doucement pour la dégazer partiellement et la transférer sur le plan un travail légèrement fariné. Étaler délicatement la pâte au rouleau jusqu’à une épaisseur d’environ 1,5 cm ( travailler sans trop écraser la pâte, il faut qu’elle reste souple et gonflée ). Avec un emporte-pièce de 8 à 9 cm ou un verre, découper des ronds réguliers en finissant avec un mouvement léger de rotation pour bien souder les bords.
Déposer au fur et à mesure sur plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier sulfurisé légèrement huilé en veillant à bien espacer les ronds de pâte. Rassembler les chutes sans trop les travailler ( éliminer l’excédent de farine ) et recommencer l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
Couvrir avec un linge propre et laisser lever au minimum 30 min près d’une source de chaleur ou au four à 30° fonction  » étuve « . Les beignets doivent avoir levé et devenir bien bombés.
Chauffer l’huile dans une friteuse ou une grande marmite à bords hauts jusqu’à ce qu’un petit morceau de pâte plongé dedans remonte immédiatement entouré de petites bulles: l’huile ne doit pas être très chaude sinon les beignets dorent immédiatement sans cuire à l’intérieur. Perso j’ai éteint ma poèle à frire plusieurs fois pour la refroidir entre les fournées de cuisson.
Découper le papier sulfurisé autour des ronds de pâte sans les toucher pour éviter qu’ils se déforment ou dégonflent puis les retourner doucement à la surface de l’huile et les plonger en retirant le papier ( j’ai cuit 2 / 3 beignets à la fois )
Frire environ 30 secondes par face. Attention, ils cuisent très vite ! Les retourner 2 ou 3 fois rapidement.
Retirer les boules avec une écumoire et les déposer sur du papier absorbant.
Avec un ciseau, faire une entaille sur la moitié du beignet et les fourrer avec de la pâte à tartiner ( ou confiture ou autre ), puis les saupoudrer de sucre glace.