Muffins au citron et graines de pavot ( recette au lemon curd )

Après plusieurs semaines de boulot intensif avec Capucine, je suis en vacances pour quelques jours. Ca va me faire un bien fou car je commençais à tirer sur la corde .
Ces muffins, je les ai préparé pour mes petits lycéens et ils ont beaucoup aimé avec les graines de pavot le petit glaçage au citron sur le dessus. Comme quoi on peut leur montrer qu’ il n’y a pas que la pâte à tartiner à l’huile de palme dans la vie.
Sinon comme je vous disais, je suis dans ma période citron citronné et  je vois la vie en jaune mes poussins ! Je ne sais pas si c’est le lemon curd qui a donné ce résultat mais ils sont ultra moelleux et bien parfumés. A refaire très vite …

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Muffins au citron et graines de pavot

Pour une quinzaine de petits muffins

200 g de farine
130 g de sucre
2 oeufs
200 ml de lait
100 g de beurre fondu
2 cuillères à café de levure chimique
100 g de lemon curd ( recette ci dessous )
Sel ( 1 bonne pincée )
2 cuillères à soupe de graines de pavot

Glaçage au citron

Sucre glace ( environ 75 g )
Jus de citron

Pour un pot de lemon curd ( il va en rester mais il se conserve 3 semaines au frigo dans un pot hermétique et se tartine sur les crêpes ou parfume les yaourts par exemple… ) :

4 citrons de taille moyenne
150 g de sucre
3 oeufs
1 cuillère à soupe de Maïzena

Lemon curd :

Laver les citrons, prélever le zeste sur 2 citrons et les mettre dans une casserole.
Presser les 4 citrons et mettre le jus avec les zestes dans la casserole.
Verser le sucre et la Maïzena, remuer en chauffant sur feu doux.
Battre les oeufs dans un saladier à part. Verser les oeufs battus dans la casserole. Bien remuer le mélange sur feu doux jusqu’à ce qu’il épaississe. Laisser refroidir et mettre dans 1 pot style pot à confiture.

Préparation des muffins :

Battre légèrement les oeufs, ajouter le lait, le beurre fondu. Mélanger et ajouter la farine, la levure, le sucre, le sel, les graines de pavot et les 100 g de lemon curd . Mélanger pour obtenir une pâte homogène.
Beurrer les moules à muffins, remplir les alvéoles aux 3/4 ( je fais avec la poche à douille ) et enfourner à 180 ° ou thermostat 6 pour 25 minutes.

Pour le glaçage:

Mettre le sucre glace dans un bol puis verser quelques gouttes de jus de citron. Remuer pour former une pâte épaisse. Verser de suite sur les muffins encore tièdes.

NB : Conserver les graines de pavot au frigo une fois le pot ouvert car sinon elles deviennent rances.
Le lemon curd se conserve environ 2 /3 semaines au frigo dans un pot hermétique.

Financiers à la pistache et fleur d’oranger

C’est pas la grande forme ce matin, j’ai passé la nuit à chasser la souris. Je vous ai déjà dit que mon chat Haribo me ramenait des bestioles vivantes et qu’une fois à la maison, il s’en fichait complètement ? ( oui je vous ai dit, mémé radote grave … ).
Alors oui je sais que c’est parce qu’il m’aime, que c’est son cadeau, qu’il pense que je suis un piètre chasseur ( pas faux ) et qu’il me donne l’occasion de devenir un vrai félin ( je lis psychologie miaou-magazine tous les soirs ) mais là sur le coup, je m’en passerai bien de son offrande.
Pour me remettre de toutes ces émotions ( et des trois kilos perdus à courir dans toute la maison / je suis une petite nature ), il me fallait des petites douceurs bien parfumées et moelleuses comme ces financiers à la pistache et fleur d’oranger. J’ai adoré ces saveurs, j’espère que vous aimerez aussi !

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Financiers à la pistache et fleur d’oranger

Pour 7 gros financiers ou une vingtaine de petits.

100 g de pistaches sans la peau et non salées
4 blancs d’oeufs
1 pincée de sel
115 g de beurre
40 g de farine
120 g de sucre
1 cuillère à soupe de miel
3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

Monter les blancs en neige très ferme avec la pincée de sel.
Mixer les pistaches pour les réduire en poudre.
Faire fondre le beurre pas trop liquide et le mélanger avec le sucre et la farine. Ajouter le miel et l’eau de fleur d’oranger puis la poudre de pistaches.
Incorporer ce mélange aux blancs d’oeufs, délicatement avec une spatule souple.
Préchauffer le four à 180° ou thermostat 6.
Beurrer les moules à financiers et déposer de la pâte aux 3/4
Enfourner pour 15 à 20 mn pour des gros financiers, une dizaine de minutes pour les petits .

Pâte à pizza

Je suis folle de sortir de ma tanière avec les – 7 degrés qu’il y avait hier chez moi, dans la banlieue Bordelaise. On a même vu quelques flocons de neige tomber l’après – midi et ici c’est assez rare pour le souligner !
J’ai donc mis un museau dehors pour voir si c’était le printemps ( raté ), une patte, deux pattes et là j’ai entendu la phrase qui m’a fait regretter définitivement d’être sortie :   » Maman keskon mange ?  »
J’ai tout de suite pensé pizza, c’est facile et ça plait à tout le monde. Et puis je me suis rendue compte que je ne vous avais jamais posté de recette. Shame on me ( si je mets à parler Anglais on est mal, enfin vous êtes mal, moi je me comprend très bien ).
Pour la garniture, j’ai fait simple avec une sauce tomate maison, de la mozzarella et du chorizo . Mais pas n’importe lequel !
En tant que blogueuse culinaire, je suis souvent sollicitée par des marques qui me demandent de tester leurs produits et d’en parler ici. Pour être franche j’accepte rarement car je préfère vous parler de mes coups de coeur plus naturellement.
Mais là les charcuteries étaient tellement bonnes que je ne fais aucun chichis.
La maison Oliveras spécialisée dans les jambons et charcuteries Espagnols, notamment pata negra, bellota et serrano ) est un artisan affineur qui fait travailler des petits artisans depuis 1998.
J’ai pu goûter le lomo, le chorizo et le serrano et les 3 étaient de grande qualité ! Toute la famille a aimé et a été unanime, et moi qui suis une fille d’origine Espagnole ayant passé tous ces été à Malaga ( et  goûté pas mal de spécialités ) c’était pas gagné d’avance…

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Crédit photo : Pixabay

 

Pâte à pizza

Pour 2 grandes boules de pâte ( on peut n’en faire qu’une et congeler le reste )
650 g de farine spécial pizza ( au rayon des farines / sinon une farine type 45 )
30 g de levain bio déshydraté ( en magasin bio / ca donne du moelleux à vos pains, brioches et viennoiseries / je ne peux plus m’en passer )
400 ml d’eau tiède
1 sachet de levure de boulangerie sèche ( ou 10 g de levure fraîche )
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
10 g de sel ( 1 cuillère à soupe rase )
10 g de sucre ( 1 cuillère à soupe rase )

Exemple de garniture : sauce tomate, poivrons, chorizo, origan, mozarella, emmental râpé …

Mettre la levure 10 mn dans un bol avec l’eau tiède ( pas chaude, cela tue la levure ! ).
Ensuite,je mets tout dans ma machine à pain, programme pâte ( 1H50 de pétrissage et montée ) mais vous pouvez mettre tous les ingrédients dans un robot avec un crochet puis faire monter la pâte pur qu’elle double de volume ( parfois elle triple même ), dans un endroit chaud.
Puis ensuite fariner un plan de travail et étaler la pâte dessus. Perso je l’étale directement sur du papier sulfurisé fariné pour ensuite mettre sur ma grille du four.
Vous pouvez faire une seule pizza et congeler le reste de pâte.

Quelques précisions:

Si vous avez une machine à pain avec un temps de préchauffage, ne pas mettre le sel en contact avec la levure ( comme l’eau chaude, ça tue aussi la levure ) avant que la machine s’enclencle ( donc le pétrissage ). Mettre le sel en dernier .

Après 10 mn de pétrissage, la pâte doit former une belle boule homogène, un peu élastique. Si elle vous parait trop sèche, ajouter un filet d’eau ( peu à peu ) jusqu’à ce que la pâte forme un joli pâton.

Laisser monter 1 bonne heure et demi dans un endroit chaud ( près d’une source de chaleur, dans un four éteint ou fonction  » étuve  » … )

Makrout au miel d’oranger ( au four )

J’ai profité de mes vacances et que le lycée soit fermé pour réaliser une recette que je voulais faire depuis trèèèèèèès longtemps : les makrouts, petites douceurs à base de semoule aussi célèbres dans toute l’Afrique du Nord que notre tarte au citron meringuée nationale. Pour m’aider à réaliser une recette top sans friture et surtout sans surprise, j’ai demandé à ma chère copine Safya de me montrer comment elle procédait.
Si vous n’aimez pas les makrouts, c’est sans doute que vous en avez mangé des trop sucrés ou trop gras. Mais ceux qui sont fabriqués au Maroc et dont je vous dévoile la recette familiale ici, ne peuvent pas ne pas vous séduire. Ils sont justes parfaits ! Moelleux, pas trop sucrés … et pour ceux qui n’aiment pas les dattes, vous pouvez remplacer la même quantité de fruits secs par de la poudre d’amandes , mais bon ce serait dommage.

makrout

MAKROUT AU MIEL D’ORANGER 

Pour une cinquantaine de makrout

3 mesures de semoule fine ( j’ai utilisé de la semoule fine pour les desserts mais Safya utilise une semoule moyenne / Pour la mesure, j’utilise un verre à eau d’une contenance de 240 ml )
1 mesure de beurre fondu ( si possible clarifié )
1 mesure pas pleine d’eau de fleur d’oranger
1 pincée de fleur de sel

Pour la garniture :
300 g de dattes ( pesées sans le noyau ) ou de poudre d’amandes
100 g de sucre
1 bonne cuillère à soupe de beurre
1 pincée de cannelle ( on peut mettre plus suivant les goûts )
Eau de fleur d’oranger
Miel d’oranger

Mélanger ensemble le beurre, la semoule et le sel en les pétrissant et les frottant entre les mains pendant 10 mn ( perso je fais dans mon robot avec la feuille pendant quelques minutes ). Ajouter par petite quantité l’eau de fleur d’oranger ( toujours en pétrissant et frottant, c’est très important ). Prendre une petite quantité dans la paume de la main et la faire rouler, si la boule se tient, c’est que la pâte a pris. Laisser reposer 2 à 3h ( on peut même la laisser toute une nuit ), pour que la semoule absorbe le gras et qu’elle se ramollisse, elle sera plus facile à travailler.
Mixer les dattes, le sucre, le beurre et la cannelle, puis ajouter suffisamment d’eau de fleur d’oranger pour obtenir une pâte malléable mais assez épaisse car on doit pouvoir rouler un boudin avec. Réserver.
Une fois le temps de repos de la semoule écoulée, reprendre le pétrissage avec les deux mains pendant quelques minutes en ajoutant un filet d’eau, la pâte doit former un mélange homogène ( quand on fait une grosse boule, cela doit ressembler d’aspect à une pâte brisée ), puis séparer la pâte en 4 morceaux et former des boudins de 6 cm de largeur.
Creuser toute sa longueur avec le pouce et y déposer un fin boudin de pâte de dattes. Refermer le boudin, le faire rouler sur le plan de travail pour lui refaire reprendre sa forme puis l’aplatir lègèrement. Couper des tronçons en diagonale et faire des dessins sur le dessus de chaque makrout comme vous voulez ( facultatif ). Enfourner à 180° pour environ 30 /35 mn. Quand les makrouts ont pris une belle couleur dorée dans le four, les retirer et les plonger directement dans le miel tiédi ( perso je les badigeonne au pinceau ).

Gâteau tatin poire – chocolat

Autant se réconforter du temps pourri que l’on a en ce moment avec une petite bombe calorique, hein ? Des poires caramélisées, du chocolat, c’est tout ce qu’il faut pour ne pas déprimer en ce magnifique mois de novembre ( mais courage, il ne dure que 30 jours et c’est bientôt fini ) .
Vous pouvez aussi mettre de la chantilly si vous voulez, ou une petite boule de glace à la vanille, tant qu’on y est, on ne va pas chipoter.
Le must pour arrêter de ruminer, c’est de s’installer avec une bonne part de ce gâteau devant une cheminée ( si le feu est allumé, c’est quand même plus sympa ), un plaid sur les genoux ( à carreaux, tant qu’à faire dans le cliché  ) et un roman de Gilles Legardinier . Vous n’allez peut être pas vous fendre la poire d’un coup … mais au moins retrouver le sourire, je vous assure …

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Source : Le journal des femmes

Gâteau tatin poire -chocolat

3 grosses poires
100 g de cassonade
150 g de beurre ramolli
150 g de farine
100 g de chocolat noir ( pas plus, c’est bien assez )
3 oeufs
2 cuillères à soupe de lait
1 sachet de levure chimique

Pour le caramel :

15 morceaux de sucre

Dans une casserole, préparer un caramel avec les morceaux de sucre imbibés d’eau. Quand il est doré, verser-le dans un moule à manqué tapissé de papier sulfurisé ( c’est plus facile pour le démoulage )
Eplucher les poires puis couper 2 poires en tranches assez fines. Les répartir harmonieusement en rosace sur le caramel.
Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes puis ajouter le lait pour le lisser. Recouvrir les poires de chocolat fondu.
Dans un saladier, mélangez le beurre et le sucre, puis ajoutez les oeufs un par un en mélangeant au fouet à main au fur et à mesure. Terminer par la farine et la levure, remuez énergiquement, toujours au fouet à main.
Couper la troisième poire en petits dés et ajouter à la pâte.
Verser le tout sur les poires au chocolat et enfournez à 180° pendant 45 /50 minutes. A la sortie du four, laissez tiédir 15 mn et démouler sur un plat de service.
Mettre au frais si possible une nuit car il est meilleur le lendemain quand il est plus ferme.

Puits d’amour ( 2ème version )

Il a bien fallu que je m’extirpe de ma couette d’une part pour aller bosser ( sous la pluie et le froid mais j’ai choisi, hein ? ) et d’autre part pour vous préparer ces petites tueries. On en a englouti plusieurs après une raclette – tartiflette suivie d’une fondue , c’est pour vous dire si ces petits puits d’amour sont légers !
Au départ cette célèbre pâtisserie était composée d’une pâte feuilletée à la manière d’un vol au vent et fourrée de confiture de fruits rouges, puis elle a été déclinée au fil des années en version plus légère, avec une base de pâte à choux et d’une crème chiboust ( crème pâtissière + meringue Italienne pour ceux qui lèvent le doigt au fond de la classe ).
A Captieux, petite bourgade en Gironde, ils sont même aussi célèbres que les cannelés grâce à la pâtisserie Seguin ( aucun rapport avec la chèvre ) qui en fabrique environ 1000 par jour ( autant que le nombre d’habitants / si, si c’est vrai ).
J’ai chipé la recette à Chantal du blog «  Assiettes gourmandes  » .

puits-damour
Merci à ma choupinette pour la pose photo …

Puits d’amour
Pour 25 choux

Pâte à choux:

75 g d’eau
75 g de lait
80 g de beurre
120 g de farine
3 gros oeufs ou 4 petits
1 cuillère à soupe de sucre
1 pincée de sel

Crème pâtissière :

2 jaunes d’ oeufs ( blancs et jaunes séparés )
30 g de farine
50 de sucre
250 ml de lait
1 gousse de vanille
2 feuilles de gélatine
Sucre de canne pour caraméliser

Sirop et meringue Italienne :

70 g de sucre
35 g d’eau
30 g de sucre

Pour la caramélisation :

Cassonade

Pâte à choux :

Dans une casserole, verser l’eau, le lait, le sucre, le sel et le beurre froid coupé en petits morceaux. Porter le mélange à ébullition, puis le retirer du feu.
Ajouter la farine et mélanger à l’aide d’une cuillère plate. Remettre ensuite sur le feu et mélanger énergiquement jusqu’à ce que la préparation ne colle plus au fond de la casserole ( cette étape est importante, on appelle cela  » dessécher la pâte  » et cela permet que les choux gonflent ), elle prend 1 ou 2 minutes.
Verser dans un saladier et ajouter les oeufs entiers 1 par 1 au fouet électrique. La pâte doit être lisse et brillante et quand on la soulève avec une spatule, elle doit former une petite vague qui retombe.
Mettre la pâte à choux dans une poche à douille ( ou sinon on fera à l’aide de 2 cuillères à café ) et déposer environ 25 petits tas de pâte sur une plaque à pâtisserie sur du papier sulfurisé. La prochaine fois, j’essaierai de les faire plus plats car ensuite ( une fois cuits ), il faudra appuyer avec le doigt pour les creuser.
Enfourner à 180 ° pour 25 mn. Sortir du four et laisser refroidir.

Crème pâtissière :

Mettre les feuilles de gélatine à tremper dans un bol d’eau froide pendant 10 minutes
Dans un saladier, battre les jaunes d’oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter alors la farine et continuer de mélanger.
Faire bouillir le lait, puis le verser sur le mélange précédent. Remettre le tout dans la casserole et laisser cuire pendant 2/3 min à partir de la reprise de l’ébullition, tout en remuant énergiquement. Attention cela épaissit très vite.
Retirer la casserole du feu, essorer la gélatine puis la faire fondre dans la crème pâtissière en remuant. Laisser refroidir.

Meringue Italienne :

Préparer le sirop : mettre les 70 g de sucre et les 35 g d’eau à cuire dans une casserole pour obtenir un sucre cuit ( 121 ° ). Mesurer la température à l’aide d’un thermomètre de cuisson.
Battre les blancs d’oeufs en neige ( fermes), ajouter les 30 g de sucre restant pour les  » serrer  » puis verser le sirop bouillant progressivement sur les blancs. Continuer de battre jusqu’à ce que le mélange devienne lisse et brillant. La meringue italienne est alors prête, elle doit former un  » bec d’oiseau  » quand on soulève le fouet .

Mélanger la crème pâtissière avec la meringue Italienne ( la prochaine fois je ne mettrai pas toute la meringue, le résultat était un peu liquide ). Faites un essai et quand la crème chiboust vous paraît de bonne consistance, la mettre dans une poche à douille ( encore une fois on peut faire la même chose avec 2 cuillères à café ).

Disposer les choux cuits et refroidis sur un plat. Creuser l’intérieur en les écrasant un peu. A l’aide de la poche à douille remplie de crème chiboust , déposer de la crème à l’intérieur des choux.  Saupoudrer de cassonade et caraméliser le dessus  au chalumeau.
Déguster bien frais.

Bombolini au chocolat ( beignets fourrés )

Les beignets se font rares sur ce blog. Et oui comme je vous le dis à chaque fois que je poste une recette de ce style, je proclame haut et fort que je ne suis pas friture ! Mais que voulez-vous, depuis plusieurs années mes schtroumpfs m’en réclament régulièrement et je suis quelques jours en vacances, alors j’ai craqué sous l’effet du soleil après deux mojitos.
Les bombolini, ce sont ces beignets tous ronds que l’on vend aux bords des plages en Italie l’été ( dans le sud de la France, on les appelle affectueusement  » Mascotte «  ) mais on les déguste sous d’autres noms dans de nombreux pays. Berliners ou boule de Berlin en Allemagne, Bombas frittas en Espagne, Soufganiot en Israël ou Paczki en Pologne, ils ont la particularité d’être très légers ( c’est une pâte levée comme une brioche ) et en plus ici ils n’étaient pas gras du tout ( pour sa défense, votre honneur ). J’ai même été surprise en appuyant dessus, l’épreuve ultime du beignet ( on plante un doigt sur la surface et ensuite on cherche quelqu’un pour s’essuyer sur son tee-shirt ).
J’ai chipé la recette à Sandra du blog  » Le pétrin «  qui améliore ses beignets d’année en année. Elle pour moi est une référence dans le domaine de la boulange.
Je n’ai eu que des compliments sur ces bombolini, même de chéri qui se prend parfois pour un membre de jury culinaire sur une émission de télé. Après deux ou trois specimens dans le gosier, on ne l’a même pas entendu râler, il était conquis aussi !

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Bombolini au chocolat 

Pour une vingtaine de beignets

520 g de farine
15 g de fraîche ou 2 cuillères à café de levure sèche de boulangerie
50 g de sucre
1/4 cuillère à café de vanille en poudre ( pas mis )
1 cuillère à café de sel fin
220 g de lait ( ou lait végétal ) passé 20 secondes au micro-ondes
2 œufs entiers
2 jaunes d’œuf
50 g de beurre mou
Huile neutre de friture
Pâte à tartiner si possible maison ou bio ( ou confiture, crème pâtissière … )

J’ai utilisé ma machine à pain programme  » pâte  » mais je vous donne la recette pour les réaliser à la main . Le mieux étant de la faire soit à la MAP, soit dans un robot avec le crochet spécial pétrissage.
Dans un grand bol ou un saladier, mélanger la farine avec la levure sèche puis ajouter le sucre, la vanille et le sel et mélanger à nouveau. Creuser un puits et verser le lait, les œufs entiers et les jaunes . Mélanger avec une cuillère en bois en commençant par le centre et en élargissant le mouvement vers les bords en faisant tomber la farine au fur et à mesure. Quand la pâte commence à se rassembler en masse, continuer à la travailler pendant quelques minutes de façon à ce qu’elle devienne homogène et qu’elle prenne de la force.
Ajouter le beurre ramolli en 3 à 4 fois en travaillant la pâte après chaque ajout ( ajouter éventuellement de la farine, perso j’en ai rajouté 3 ou 4 fois, 1 cuillère à soupe maximum à la fois, jusqu’à ce que la pâte soit homogène et ne colle plus aux parois ). Continuer de pétrir au moins 10 min après incorporation complète du beurre jusqu’à ce que la pâte soit devenue souple, lisse et élastique.
Mettre la pâte en boule dans un saladier légèrement huilé, couvrir avec du film alimentaire et laisser lever environ 1h30 ( elle doit doubler de volume ).
Si vous utilisez la machine à pain, utiliser un programme qui pétrit mais ne cuit pas, et aller jusqu’au bout du programme.
Sortir la pâte et l’écraser doucement pour la dégazer partiellement et la transférer sur le plan un travail légèrement fariné. Étaler délicatement la pâte au rouleau jusqu’à une épaisseur d’environ 1,5 cm ( travailler sans trop écraser la pâte, il faut qu’elle reste souple et gonflée ). Avec un emporte-pièce de 8 à 9 cm ou un verre, découper des ronds réguliers en finissant avec un mouvement léger de rotation pour bien souder les bords.
Déposer au fur et à mesure sur plaque de cuisson recouverte d’une feuille de papier sulfurisé légèrement huilé en veillant à bien espacer les ronds de pâte. Rassembler les chutes sans trop les travailler ( éliminer l’excédent de farine ) et recommencer l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
Couvrir avec un linge propre et laisser lever au minimum 30 min près d’une source de chaleur ou au four à 30° fonction  » étuve « . Les beignets doivent avoir levé et devenir bien bombés.
Chauffer l’huile dans une friteuse ou une grande marmite à bords hauts jusqu’à ce qu’un petit morceau de pâte plongé dedans remonte immédiatement entouré de petites bulles: l’huile ne doit pas être très chaude sinon les beignets dorent immédiatement sans cuire à l’intérieur. Perso j’ai éteint ma poèle à frire plusieurs fois pour la refroidir entre les fournées de cuisson.
Découper le papier sulfurisé autour des ronds de pâte sans les toucher pour éviter qu’ils se déforment ou dégonflent puis les retourner doucement à la surface de l’huile et les plonger en retirant le papier ( j’ai cuit 2 / 3 beignets à la fois )
Frire environ 30 secondes par face. Attention, ils cuisent très vite ! Les retourner 2 ou 3 fois rapidement.
Retirer les boules avec une écumoire et les déposer sur du papier absorbant.
Avec un ciseau, faire une entaille sur la moitié du beignet et les fourrer avec de la pâte à tartiner ( ou confiture ou autre ), puis les saupoudrer de sucre glace.

Cinnamon rolls ( + petits conseils pour la boulange )

Cela fait un moment que je bavais sur les cinnamon rolls, ces petites brioches à la cannelle made in USA que je voyais passer sur la toile. Des petites spirales plus belles les unes que les autres qui m’ont donnée l’envie de m’en rouler une petite tranche moi aussi.
Et la boulange maison, quand on maîtrise deux ou trois petites choses, ce n’est que du bonheur !
Voici mes humbles conseils : tout d’abord le choix de la levure. Après avoir testé les différentes marques, les sèches, la sèche active ( levure SAF pour les pros ) et la fraîche, il n’y a pas photo, la fraîche est ce qui donne le meilleur résultat ! Certes elle est un peu plus chère et plus difficile à trouver ( quoique, on la trouve maintenant dans la plupart des grandes surfaces au rayon des pâtisseries ) mais le jeu en vaut la chandelle.
Deuxièmement j’ai découvert par hasard le levain sec biologique à ajouter en plus à votre préparation ( le levain liquide maison est facile à faire, c’est un peu de farine complète et de farine blanche à faire fermenter quelques jours dans un peu d’eau mais il demande un peu de soins et d’attention pour le conserver ) et donc ce levain sec bio est un petit produit miracle qui donne un moelleux incomparable à tous vos pains et viennoiseries . Il se trouve en magasin bio ou au rayon du même nom de votre grande surface. Testez, vous m’en direz des nouvelles. Perso je ne peux plus m’en passer. Il faut mettre à peu près 15 g pour 300 g de farine.
Troisièmement il faut respecter les temps de pousse et il faut impérativement de la chaleur. Placez votre pâte près d’une cheminée, un poêle à bois, un radiateur l’hiver ou un four sur la fonction étuve ou à 30° si vous n’avez cette option. Et à température ambiante s’il fait bien chaud l’été dans votre logement. Sans ces différentes pousses, vos pains et brioches seront compactes et vous n’obtiendrez jamais une mie aérée.
Dernièrement mais rien de bien prouvé scientifiquement, manier et tâter sa pâte avec amour. Vous n’êtes pas obligés comme moi de lui dire des petits mots doux, au risque que l’on vous mette définitivement dans la case de celle à qui il neige sous le casque, mais d’y aller avec tact et douceur. Même un petit sourire, ça ne mange pas de pain, enfin de brioche.
J’espère que ma petite expérience vous aidera. Et pour la recette, elle vient de Lornifoin, une blogueuse pleine d’humour !

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Cinnamon rolls ( sans glacage, je ne suis pas fan … )

Pour une douzaine de brioches :

350 g de farine
15 g de levure de boulanger fraiche
15 g de levain sec bio
120 ml de lait
50 g de sucre
1 oeuf
60 g de beurre froid
1/2 cuillère à café de sel

Pour la garniture beurre – cannelle:

50 g de beurre pommade
30 g de sucre roux
1 cuillère à café de cannelle ( 2 cuillères à soupe dans la recette originale )

Pour le glaçage ( je n’ai pas fait ) il faut un blanc d’oeuf, du sucre glace et un peu de jus de citron.

Pâte à brioche : mettre le lait dans un bol et le mettre 30 secondes au micro-ondes ( s’il sort du frigo ou 10 secondes si le lait est à température ambiante / pas plus, il doit être juste tiède, 37° idéalement ).Emietter la levure dans le lait et laisser gonfler 15 minutes.

Dans le bol du robot muni du crochet ( ou dans la machine à pain programme pâte ou dans un saladier avec les mains) verser, dans l’ordre, le lait avec la levure diluée, la farine, le levain sec, le sucre, le sel, l’oeuf et mélanger.
Avant d’arriver à un mélange homogène mais quand il commence à former un tas, ajouter le beurre froid en morceaux et continuer à mélanger.
Dès que beurre est bien intégré et la pâte lisse ( elle ne doit plus coller au doigt ), faire une belle boule. Filmer le bol et laisser pousser la pâte dans un endroit chaud pendant au moins 2h.

Préparer la garniture en mélangeant tous les ingrédients ( beurre, sucre, cannelle ).
Si le beurre sort du frigo, le passer 10 secondes au micro-ondes.
Remettre le mélange au frigo.
Etaler la pâte en rectangle ( pour moi 35 x 38 cm ) et étaler le mélange beurre – sucre – cannelle avec une spatule sur tout le rectangle.
Rouler le boudin sur la longueur ( donc le côté le plus long, 38 cm ).
Couper le boudin tous les 3 cm ( petite astuce, au lieu du couteau , utiliser un grand ciseau ! ).
Les poser sur une feuille de papier sulfurisé et laisser pousser encore 1 heure ( pour moi dans le four à 30°).
Dorer avec du lait mélangé avec un jaune d’oeuf ou du blanc d’oeuf ( ça marche aussi ) et enfourner pour 15 mn à 180°.
Déguster tièdes. A manger rapidement, comme toutes les viennoiseries maison, elles ne conservent pas. Sinon les réchauffer quelques secondes au micro-ondes.

Biscuits à la cuillère

C’est l’histoire d’une envie subite. L’envie d’un tiramisù aux fraises .
Direction la cuisine. J’hésite entre deux tabliers  » C’est moi la chef  » ou Pas parfaite mais quasi  » ( ben quoi, on peut toujours rêver ).
Je dégaine l’artillerie lourde :  mascarpone , ok. Oeufs, ok. Sucre, ok . Guarriguettes, ok. Rhum ( chacun ses goûts  faiblesses ), ok. Mais plus de boudoirs, le paquet est vide …
Je vois la vision du bon tiramisù s’envoler mais la motivation est plus forte. Les biscuits cuillères ça ne doit pas être trop compliqué, c’est la base d’une génoise, non ?
Je me souviens d’un hors série Marmiton spécial pâtisserie. Je vérifie. Oui, oui c’est facile !
Trente minutes plus tard j’ai mes petits biscuits. Verdict : c’est facile, ils sont délicieux ( un peu plus moelleux que ceux du commerce mais pour l’usage ici c’est parfait ), bien meilleurs que ceux qu’on achète et du coup le tiramisù est 100% maison !

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Biscuits à la cuillère

Pour une trentaine de biscuits ( j’ai fait 27 biscuits )

3 oeufs
90 g de sucre en poudre
1 pincée de sel
60 de farine
Sucre glace

Séparer les blancs des jaunes. Tamiser la farine.
Fouetter les jaunes avec 35 g de sucre jusqu’à blanchiment. Monter les blancs avec le sel et à la fin, verser le sucre restant et continuer à battre.
Verser la farine et mélanger délicatement à l’aide d’une spatule en soulevant la masse sans casser les blancs.
Mettre la pâte dans une poche à douille puis dresser des boudins de pâte sur 2 plaques à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé .
Saupoudrer de sucre glace et enfourner pour 15 à 20 mn à 150°.
Une fois refroidis, remettre un peu de sucre glace.

Brioche à la fleur d’oranger

Ciao les amis, pour mon retour à la boulange j’ai eu envie de préparer une bonne brioche, celle qui sent bon les petits déjeuners maison ou les goûters de rêve. Ma copine Claudine du blog  » la cuisine de gut «  avait posté une recette de brioche parfaite à la mie filante qui m’avait bien fait baver devant mon écran, c’est donc naturellement que j’ai voulu la refaire comme une grande.
J’ai eu quelques petits déboires mais ça n’avait aucun rapport avec la recette qui était bien rodée. Tout d’abord j’ai voulu me la jouer fainéante et utiliser ma machine à pain ( après tout ça sert à ça ) mais elle s’est mise à fumer en cours de route et j’ai tout éteint avant de faire exploser ma cuisine. Déjà que je fais régulièrement brûler mes torchons… Ensuite je me suis mise en tête de faire une brioche 6 tresses comme Mercotte dans le meilleur pâtissier ( je ne m’ennuie pas, je suis en vacances ) mais n’ayant jamais tressé que quelques malheureuses mèches sur la tête de ma fille, je me suis un peu joué la vie.
Sur la vidéo ça avait l’air facile, tu croises les mains comme ça, tu fais passer les boudins comme- ci mais en réalité je me suis emmêlée les pâtons qui se sont mis à coller et je me suis retrouvée plus en état de stress qu’avec une jolie tresse.
Mais au final la brioche était tellement moelleuse et délicieuse que je n’ai rien regretté !

brioche-à-la-fleur-d'oranger

Brioche à la fleur d’oranger

500 grammes de farine
20 cl de lait
70 gr de beurre à température ambiante, coupé en petits morceaux
60 gr de sucre en poudre
2 oeufs + 1 jaune pour la dorure
1,5 cuillère à café de sel
25 g de levure fraîche de boulangerie ( c’est le mieux / en cube au rayon boulangerie en grandes surfaces ) ou 2 sachets de levure déshydratée
2 cuillères à soupe de fleur d’oranger ou vanille
Sucre en grains ( j’ai mis du sucre glace )

Mettre dans le bol du robot (pour moi la machine à pain programme pâte) le lait, le sucre, le sel, les œufs et la fleur d’oranger.
Ajouter ensuite la farine.
Commencer à pétrir à vitesse minimum pendant 1 minute ou enclencher le programme de la machine à pain.
Ajouter alors la levure et continuer de pétrir en passant à vitesse 1 pendant 10 minutes ou ajouter la levure dès que les pâles de la machine à pain se mettent à tourner ( certaines machine ont un temps de préchauffage et il est important que le sel et la levure ne soient pas en contact avant l’action de pétrissage. Le sel empêche à la levure de monter )
Ajouter le beurre bout par bout tout en continuant de pétrir Vitesse 1 pendant environ 6 minutes ou ajouter le beurre tout simplement dans la cuve de la machine.
Le beurre doit être bien incorporé et la pâte doit se décoller du bol.
Retirer le pétrin et à l’aide d’une corne à pâtisserie rassembler la pâte pour former une boule. La remettre dans le bol, couvrir d’un linge propre et laisser pousser durant 1 h 15 dans un four préchauffé à 30° c ou 1 h 30 près d’une source de chaleur ou si vous utilisez la machine à pain, laisser le programme continuer jusqu’à la fin .
Une fois la pousse terminée, fariner le plan de travail et verser la pâte. La dégazer pour chasser l’air
Diviser la pâte en 3 morceaux d’égale grosseur ou 6 comme ici si vous êtes motivés ( il existe des vidéo sur internet ).
Former, avec chaque morceau, un long boudin ( 35 cm environ ).
Placer les 3 boudins, côte à côte, et rassembler l’extrémité du haut des 3 boudins ensemble en appuyant dessus pour souder le bout . Tresser la brioche sans serrer !
Quand la tresse est terminée, souder l’autre extrémité et replier un peu le dessous;
Déposer la tresse sur une plaque recouverte de papier cuisson.
Couvrir la tresse d’un linge humide ( ça évite que la pâte sèche ) et placer la tresse près d’une source de chaleur durant 45 minutes environ.
Battre le jaune d’oeuf avec un peu de lait et dorer la brioche au pinceau ( ça marche aussi avec du blanc d’oeuf ). Parsemer de sucre en grains.
Allumer le four à 180° c et enfourner de suite à four froid.
Laisser cuire environ 20 mn. A déguster dans la journée.