Poulet Yassa

Fermez les yeux, aujourd’hui je vous amène en Afrique et plus précisément au Sénégal avec cette recette de poulet yassa. C’est une spécialité à base de poulet mariné dans du jus de citron, de la moutarde et de l’ail et cuit avec pas mal d’oignons. Et oui, rien de plus simple et pourtant c’est tellement bon !
Certains ajoutent les oignons hachés au moment de la marinade, ici j’ai choisi comme d’autres versions de les mettre après. Après une nuit au frigo, la viande  marinée est très parfumée . Et comme toutes les recettes à base de citron, on a beaucoup aimé …

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Poulet Yassa

1 poulet coupé en morceaux ( ici 8 hauts de cuisses )
5 oignons moyens
3 citrons verts
3 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne ( ou 2 cuillères à soupe de moutarde forte )
2 gousses d’ail
2 cubes de bouillon de volaille
1 pincée de piment en poudre
4 cuillères à soupe d’huile d’olive
Curcuma ( facultatif, pour la couleur )
Sel

Couper le poulet en morceaux. Presser les citrons et mélanger le jus avec la moutarde et l’ail haché . Verser sur le poulet dans un plat creux. Couvrir avec du film alimentaire et déposer au frigo pendant plusieurs heures ( ici une nuit ).
Le lendemain, hacher les oignons en petits morceaux et les faire rissoler dans l’huile . Ajouter un fond d’eau et les cubes de bouillon de volaille.
Quand les oignons sont tendres, ajouter le poulet avec la marinade, le piment et le sel.
Laisser mijoter à couvert pendant environ 30 à 40 mn jusqu’à ce que le poulet soit bien cuit en remuant régulièrement. A la fin, saler et ajouter une ou deux pincée de curcuma . Remuer et servir de suite avec du riz ou de la semoule.

Tarte au citron meringuée

J’ai mis mon citronnier dehors et je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il a perdu 3 citrons d’un coup. La chaleur peut être ou le mistral Bordelais.
Du coup ma fille a suggéré un petit atelier cuisine pour que je lui apprenne à réaliser son dessert préféré : la tarte au citron meringuée.
Je vois déjà des yeux qui pétillent. Il parait que la tarte au citron est dans le top 10 des desserts préférés des Français !
J’ai réalisé plusieurs versions mais sur c’est celle de Thierry Mulhaupt ( le célèbre pâtissier Alsacien ) dénichée sur le site de Mercotte que j’ai vraiment craqué.
Une pâte sablée croustillante et fondante, une garniture au citron pas trop acidulée ( moins que le lemon curd )  bien parfumée ainsi qu’ une meringue Italienne parfaite ( ça c’est ma recette mais c’est le seul moyen pour avoir un décor qui se tient bien ), cette tarte est juste une petite tuerie et à chaque fois que je la réalise, je n’ai que des compliments …

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Tarte au citron meringuée

Pâte sablée :

250 g de farine
140 g de beurre
30 g de poudre d’amandes
75 g de sucre
1 bonne pincée de sel
1 jaune d’oeuf
Un peu d’eau

Royale au citron :

2 oeufs
1 jaune d’oeuf
100 g de sucre
25 g de Maizena
170 g de crème Fleurette ( crème entière liquide )
130 g de jus de citron
1 citron jaune bio

Meringue Italienne :

2 blancs d’oeufs
125 g de sucre
40 ml d’eau
1 pincée de sel

Préparer la pâte ( au robot avec la feuille ) ou à la main : sabler la farine et le beurre ramolli dans le bol du robot équipé de la feuille. Ajouter la poudre d’amande, le sel, le sucre. Mélanger jusqu’à obtenir un sable grossier. Ajouter le jaune d’oeuf en dernier et ajouter si besoin 1 ou 2 cuillères à soupe d’eau jusqu’à ce que la pâte forme une belle boule.. Étaler entre deux feuilles de film alimentaire et laisser reposer au frigo 1 heure .

Préparer la royale au citron : Mélanger la Maïzena avec le sucre et verser ce mélange sur les oeufs et le jaune en fouettant. Ajouter ensuite le jus de citron, le zeste et la crème. Mélanger pour obtenir un mélange homogène.

Le fonçage : étaler la pâte sur une épaisseur de 2/3 mm et foncer un cercle à tarte ( ici 24 cm de diamètre ). Réserver au frais pendant que le four préchauffe à 180°. Précuire le fond de tarte à blanc pendant 5 min puis le garnir avec la royale au citron et poursuivre la cuisson pendant 30 min.
Laisser refroidir sur une grille.

Préparer la meringue Italienne : verser le sucre avec l’eau dans une casserole . Porter à ébullition pour réaliser un sirop de sucre . Placer un thermomètre et atteindre la température de 118°.
Pendant ce temps, monter les blancs en neige avec le sel jusqu’à ce qu’ils soient fermes.
Dès que le sirop atteint la bonne température, verser le sirop en filet ( attention aux éclaboussures, le mieux est de verser sur le côté, pas sur le fouet ) et continuer à battre jusqu’à ce que les blancs en neige soient bien brillants et forment un bec d’oiseau.
Mettre dans une poche à douille et déposer sur la tarte comme vous voulez.
Dorer au chalumeau ou au grill du four.
Laisser refroidir et placer au frigo pendant au moins 2 heures.

Pain faluche ( pour pan Bagnat et autres sandwichs )

J’attend le retour de la chaleur ( il est où le printemps ? ) pour vous proposer des vrais Pan bagnat sur les marchés où je travaille avec Capucine . Attention pas le pan Bagnat avec de la mayonnaise ( non ça c’est pour les touristes) l’authentique, le traditionnel, avec du pain imbibé à l’huile d’olive et une salade Niçoise à l’intérieur.
Pour la petite histoire, les ménagères et notamment les femmes des marins utilisaient des morceaux de pain rassis qu’elles imbibaient d’eau, de jus de tomates ou d’huile d’olive pour les plus riches ( Pan Bagnat signifie  » pain mouillé  » ) , avant de les placer avec leur salade de thon dans un récipient en plastique frotté avec une gousse d’ail. De là est né le célèbre sandwich vendu à Nice sur toute la côte d’Azur.
J’ai trouvé que le pain faluche ( je sais il y a plus glamour comme nom / ça fait un peu paluche , allez on dira que ce pain est une grosse paluche ) qui est un pain traditionnel du Nord pas de Calais était idéal  pour la confection du Pan Bagnat  car c’ est un pain blanc, moelleux et un peu dense. Il n’est ni vraiment rond, ni vraiment plat, il ressemble d’ailleurs un peu à un ballon de football écrasé…
Et pour la recette du Pan Bagnat, c’est par ici

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Pains faluches

Pour 5 pains

600 g de farine
1 cuillère à café de sel
25 g de levure de boulangerie fraîche ( ou 3 cuillère à café de levure sèche)
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
180 ml d’eau
180 ml de lait

Mettre les ingrédients dans la MAP et lancer un programme  » pâte  » ( s’il y a un temps de préchauffage, mettre le sel au dernier moment quand les pâles commencent à tourner ), ou mélanger tous les ingrédients dans un saladier (ou au robot) jusqu’à obtenir une pâte souple et homogène. Laisser lever 1h30.
Verser la pâte sur un plan légèrement fariné, la diviser en 5 et faire des boules. Aplatir avec la paume de la main. Laisser lever de nouveau une bonne heure.
Badigeonner à l’huile d’olive délicatement, saupoudrer d’un peu de farine puis enfourner dans un four préchauffé à 180°C pendant 15 / 18 minutes environ (les faluches doivent rester blanches).
Laisser refroidir , les couper en 2 et les garnir au choix.

Pains à hot-dog

Si vous vous promenez à New-York, vous ne pourrez pas passer à côté des chariots à hot-dog colorés qui se trouvent  à chaque coin de rue. Vous pourrez déguster ce sandwich très populaire aux Etats – Unis ( encore plus consommé que le burger ! ) avec très souvent, une compotée d’oignons, de la salade, des tomates, du relish ( sauce à base de concombre ou de cornichon introuvable en France ), une bonne moutarde légèrement acidulée et du ketchup si vous le souhaitez.
Bien sûr il ne faut pas oublier la saucisse , une sorte de Knacki que personnellement je n’achète jamais. Elle est plutôt bonne au goût, ce n’est pas la question mais il ne faut pas regarder la composition. Attention je ne deviens pas une psycho-rigide traquant les ingrédients sur les étiquettes, mais je fais attention c’est un peu différent .
Donc pour le pain on oublie ceux du commerce bourrés d’additifs, on met la main à la pâte, et pour la garniture on ajoute ce que l’on veut ( laissez marcher votre imagination et vos goûts ) mais de la qualité s’il vous plait !
Merci encore à Delphine pour la recette.

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Source : Cuisine Américaine

Pains à hot-dog

Pour 6 pains

350 g de farine type 55
1 cuillère à café de levure de boulangerie sèche
2 cuillères à soupe de sucre en poudre
1 cuillère à café de sel
25 g de beurre
70 ml d’eau
100 ml de lait
2 jaunes d’oeufs

Pour le dessus :

2 cuillères à soupe de lait ou du blanc d’oeuf mélangé avec un peu d’eau
Graines de pavot ou flocons d’avoine ou graines de sésame

On peut faire la pâte au robot en mettant tous les ingrédients avec le crochet et quand elle est bien homogène ( au bout de 15 mn environ ) , la mettre dans un récipient pour la faire monter pendant 1H30 puis reprendre à l’étape 2 ( ci-dessous )

A la machine à pain :
1 ) Mettre dans la cuve la farine avec le sucre, le sel, le beurre en petits morceaux, l’eau et les jaunes d’oeufs.
Faire tiédir ( pas chaud ) le lait et ajouter la levure. Mélanger .
Enclencher le programme  » pâte  » qui pétrit, fait lever mais ne cuit pas ( il dure 1H50 ). Quand les pâles de la machine à pain se mettent à tourner ( quelquefois il y a 15 mn de préchauffage ), ajouter le lait et la levure ( le sel et la levure ne doivent pas être ensemble avant le pétrissage ). Vérifier au bout de 15 / 20 mn que la pâte est homogène et forme une belle boule. Toucher avec le doigt, la pâte ne doit pas coller . Ajouter un petit peu de farine si besoin.
Laisser le programme finir puis sortir la pâte.

2)Découper 6 morceaux de pâte de 100 g. Rouler en 6 boudins assez fins de 15 cm de long . Déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, recouvrir d »un torchon et laisser monter à nouveau 1H30 ( j’ai mis sur des moules à baguette pour qu’ils ne s’étalent pas ).
Badigeonner les pains avec du lait au pinceau et saupoudrer de graines au choix.
Enfourner à 180° pendant 15 mn.

Petits pains au lait

Les petits pains au lait du commerce, ce n’est pas mauvais au goût mais le problème c’est que si vous détaillez la composition, vous allez tomber sur le terme  » mono et diglycérides d’acides gras « . Je ne vais pas rentrer dans les détails mais c’est un additif alimentaire obtenu à partir de graisses comme l’huile de palme ou même d’autres parties animales et pas forcément les plus nobles. Mais le procédé de fabrication de cet additif porte encore plus à polémique. Bref ce n’est pas le top à consommer au quotidien .
Je reconnais que pour les industriels, c’est bien pratique parce que ça conserve les brioches et autres viennoiseries bien moelleuses pendant longtemps, mais pour nous consommateurs, le jeu n’en vaut pas la chandelle.
Personnellement je prépare ces petits pains à l’avance et ceux qui ne sont pas dévorés de suite sont congelés. Je peux même vous avouer que mon petit dernier en est fan et je retrouve souvent le sachet vide dans le congélateur quand je vais pour en prendre un.
Le top c’est de les manger de suite encore un peu tièdes mais le fait de les passer quelques minutes au four sera parfait !

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Petits pains au lait

Pour 10 petits pains

530 g de farine
10 g de sel fin
90 g de sucre
15 g de levure fraîche
15 cl de lait
2 oeufs
125 g de beurre
9 cuillères à soupe de sucre en grains ( ici Daddy, en grandes surfaces )

Pour dorer :

1 oeuf
2 pincées de sel

J’ai utilisé ma machine à pain pour pétrir et faire lever mais on peut faire comme une une brioche traditionnelle en pétrissant la pâte au crochet puis en faisant lever dans un endroit chaud .
Dans la MAP , mettre la farine, le sel, le beurre coupé en petits morceaux, les oeufs et le sucre.
Faire tiédir le lait ( pas chaud ) et émietter la levure dedans. Bien mélanger.
Enclencher la machine à pain avec le programme  » pâte  » ( pour info, il dure environ 1H45 ). Quand les pâles se mettent à pétrir ( car sur certaines machines il y a un temps de pré-chauffage de 15 mn ), verser le lait avec la levure. Vérifier au bout de 10 / 15 minutes que la pâte est bien homogène . Perso je la touche avec le doigt. Ca doit former une belle boule et ça ne doit pas coller. Sinon ajouter un tout petit peu de lait ( cuillère par cuillère ).
Faire tourner le programme jusqu’à la fin ( il n’y a pas la cuisson avec le programme pâte,  il faudra prendre un programme équivalent ).
Sortir la pâte sur un rectangle de papier sulfurisé fariné et couper neuf morceaux de 100 / 105 g. Faire une boule homogène puis former des boudins de la forme des pains au lait . Glisser sur une plaque à pâtisserie, recouvrir d’un torchon et mettre dans un endroit chaud pour faire gonfler encore 2 bonnes heures.
A l’aide d’un ciseau, faire 3 entailles sur le dessus ( on coupe dans la pâte ). Battre l’oeuf avec les sel et dorer plusieurs fois au pinceau le dessus des petits pains ( c’est le procédé de Mercotte, c’est très efficace )
Saupoudrer de sucre en grains ( un conseil , verser le sucre avec le bout des doigts, vous en mettrez moins à côté ) et enfourner pour 20 mn à 180°.
Déguster le jour même ou les congeler.

Rôti de boeuf Wellington

Je vous ai déjà dit qu’il vaut mieux consommer de la viande moins souvent mais choisir de la qualité . Quelle déception quand vous avez cuisiné avec amour et que vous vous retrouvez avec des morceaux de caoutchouc ou une viande sans goût . C’est pourquoi je vais maintenant de temps en temps chez un boucher qui saura me parler de ses produits et me conseiller .
Il y a quelques temps, Harmonie m’a proposé de tester un nouveau concept de boucherie en ligne. Au départ pour tout vous avouer j’étais sceptique et je me suis dit que je n’allais pas donner suite. Pourquoi parler d’un site où je n’irai jamais ?
Mais j’ai vite changé d’avis en me penchant sur le concept et en allant me promener sur le site de Gustagora . La société, fondée en 1976, propose aujourd’hui sur internet tout son savoir-faire d’artisan boucher.
Elle propose ainsi à ses clients d’accéder à une viande de qualité 100 %  Française et préparée au sein de sa boucherie artisanale. D’ailleurs la viande est découpée et préparée le jour même de la commande.
Gustagora travaille à l’ancienne de la sélection des bêtes dans de petites fermes locales ( Drôme/Ardèche ) jusqu’à son atelier de découpe traditionnelle. Et moi j’aime bien l’idée de faire travailler des producteurs locaux.
La chaîne du froid est respectée et j’ai reçu ma commande en 24 h avec Chronopost dans un caisson isotherme avec un pain de glace. La viande est mise sous -vide et se conserve jusqu’à 9 jours au réfrigérateur.
Quant à la viande j’ai choisi un beau rôti de boeuf dans la tranche et je n’ai pas été déçue, la viande était très tendre et le goût délicieux !
Bref c’était une belle expérience et je n’hésiterai pas à recommander sur le site …

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Rôti de boeuf Wellington

1 rôti de boeuf de 1 kg
1 pâte feuilletée bio
500 g de champignons de Paris rosés
6 tranches de jambon cru
1 gousse d’ail
3 échalotes
3 cuillères à soupe de persil hâché
Huile d’olive
Sel, poivre
1 oeuf

Saler la viande. Chauffer une poèle avec 1 cuillère à soupe d’huile et saisir le boeuf sur feu vif sur toutes ses faces.
Réserver sur une grille pour que le jus s’écoule.
Emincer les échalotes finement , hacher l’ail et tailler les champignons en petits dés.
Chauffer 2 cuillères à soupe d’huile dans une sauteuse et faire revenir les champignons avec l’ail et les échalotes . Saler et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que l’eau des champignons soit toute évaporée. Hors du feu, ajouter le persil, du poivre et mélanger.
Sur une feuille de film plastique alimentaire, déposer les tranches de jambon de façon à former un grand rectangle.Elles doivent se chevaucher et envelopper entièrement le rôti. Etaler ensuite les champignons froids sur le jambon.
Eponger le boeuf avec du papier absorbant et le déposer au milieu du rectangle. Envelopper le rôti en s’aidant avec le film plastique . Rabattre les côtés et déposer le tout sur la pâte feuilletée. Si vous galérez , n’hésitez pas à mettre les mains et à tasser les champignons.
Enrouler la pâte feuilletée, souder avec le bout des doigts.
Battre l’oeuf avec une pincée de sel et dorer la pâte feuilletée au pinceau.
Enfourner pour 40 mn à 180° et dorer avec l’oeuf battu toutes les 10 mn .
Sortir du four, recouvrir avec du papier alu et laisser reposer 10 mn avant de déguster.

Fromage de chèvre frais aux figues et noix

Si un jour on m’avait dit que je ferais du fromage de chèvre plus tard , je vous aurais répondu d’arrêter de fumer la moquette. Est-ce que sérieusement  j’ai la tête de Caroline Ingalls ( «  La petite maison dans la prairie «  / Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître ) en train de traire la biquette avec mon seau en bois et mes crocs roses à moumoute ( oui  d’accord mes sabots )?
Mais les choses ont changé ( que les fleurs ont fané / que le temps d’avant, c’était le temps d’avant ) , le home made bat son plein, on a envie de manger plus sain, de tester des petites choses soi même et en plus le lait de chèvre se trouve maintenant en grande surface !
J’ai trouvé cette recette chez Chef Nini qui recommande de le déguster avec un filet de sirop d’érable . Personnellement j’ai préféré nature ( même si je suis une grande fan du sucré-salé ) car les figues sucrent déjà pas mal …

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Fromage de chèvre frais aux figues et noix

Pour 1 chèvre de 200 / 250 g environ :

1 litre de lait de chèvre ( en magasin bio si possible ou la marque Lactel en grandes surfaces )
6 cuillères à soupe de jus de citron (ou 3 cuillères à soupe de vinaigre de cidre)
1 cuillère à café rase de sel
1 figue séchée
6 cerneaux de noix

Pour déguster :

Fleur de sel
Poivre du moulin

Verser de l’eau dans une casserole et l’ égoutter sans l’essuyer ( ainsi le lait ne va pas s’accrocher ).
Faire chauffer le lait à 82° (on trouve des thermomètres de cuisine à une dizaine d’euros dans toutes les grandes surfaces ).
Baisser le feu au minimum et verser de suite le vinaigre ou le jus de citron. Mélanger et faire chauffer encore 2-3 min sur feu moyen pour faire monter la température à 90° environ.
Eteindre le feu, retirer et couvrir la casserole. Laisser complètement refroidir à température ambiante sans y toucher pendant plusieurs heures.
Lorsque la préparation est froide, vous allez voir une dissociation entre un liquide transparent d’un côté ( il s’agit petit lait ) et une masse blanche (le caillé).
Préparer une passoire ( type passoire à pâtes , chinois ou passoire à poignée ) et recouvrir de carrés de gazes ( que l’on achète en pharmacie ). Déposez la passoire sur un récipient plus grand.
Versez le contenu de la casserole dans la passoire. La masse blanche a beaucoup réduit et est très liquide, c’est normal.
Laisser le caillé complètement s’égoutter ( il faut retirez le petit lait au fur et à mesure pour ne pas qu’il ne touche la passoire) pendant plusieurs heures au frigo.
Une fois que le caillé a bien perdu toute son eau, rabattre les bandes de gazes et presser au maximum.
Verser le fromage dans un bol, saler et ajouter les cerneaux de noix concassés et torréfiés et la figue hachée en petit morceaux. Mélanger à la fourchette.
Préparer un cercle à pâtisserie individuel ( ou un autre récipient si vous ne voulez pas le démouler par la suite ) et le poser sur une assiette.
Verser le fromage dedans et tasser avec le dos d’une cuillère.
Recouvrir d’un film alimentaire et laisser au frigo encore quelques heures.
Passer la lame d’un couteau le long du cercle afin de démouler le fromage ou le servir dans le récipient.
Déguster bien frais avec de la fleur de sel et du poivre .

Un conseil : Ne jetez pas le petit lait , il peut servir à faire de la pâte à pizza croustillante ( en remplacement de l’eau ), de la pâte à crêpes , etc …

Pains à bagels

Quand j’étais stagiaire au lycée hôtelier (pour ceux qui ont suivi, c’était  la formation cuisine nomade de Thierry Marx sans …Thierry Marx ), on nous avait fait miroiter quelques heures d’apprentissage en boulangerie. Je me voyais déjà humer la levure ( j’adore l’odeur ! ), tâter la pâte chaude, admirer quelques belles miches ( de pain / on se calme ) et surtout apprendre … apprendre… apprendre .
Mais les cours n’ont pas pu se faire et je suis restée comme une cruche avec ma pelle à farine dans une main et mon cutter à baguette dans l’autre. Par contre on a fait irruption au beau milieu d’un cours et on a pu goûter de délicieux bagels tout chauds sortis du four. En cadeau nous avons hérité d’ une photocopie de la recette ( en pourcentage et avec les termes techniques / débrouille – toi Lucette ).
Voilà donc l’histoire  mes premiers pains bagels (toute seule comme une grande ) … mais sûrement pas les derniers !

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Pains bagels

Pour 6 pains bagels

500 g de farine
15 g de levure fraîche de boulangerie
10 g de sel
10 g de sucre
150 g de lait
60 g de blanc d’oeuf
100 g d’eau

Pour le dessus :

15 g de beurre fondu
Graines de sésame
Graines de pavot

Pour l’eau de pochage :

1 litre d’eau
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 cuillère à café de sucre
2 cuillères à café de sel

Dans le bol du robot, mettre la farine avec la levure émiettée, le sucre, le lait, les blancs d’oeufs, l’eau et le sel. Pétrir au crochet jusqu’à obtenir une belle pâte homogène .
Mettre la boule dans un saladier, couvrir d’un torchon propre et laisser lever dans un endroit chaud pendant 1H30.
On peut aussi faire cette opération dans la MAP avec le programme  » pâte  » qui pétrit, fait lever mais ne cuit pas.
Faire 6 boules de pâte d’environ 130 à 135 g. Faire un trou ( de la taille d’une pièce de 2 euros ) dans chaque boule. Modeler une jolie forme ronde en forme d’anneau.
Poser sur une plaque et laisser lever à nouveau au minimum 30 mn, les bagels couverts d’un torchon.
Faire bouillir l’eau avec le bicarbonate, le sel et le sucre.
Quand les bagels ont repris une belle forme ronde et gonflée, les prendre délicatement avec une spatule plate et les plonger doucement dans l’eau bouillante . Les faire pocher 1 mn de chaque côté en les retournant .
Les déposer sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. On peut à ce moment là retoucher un peu la forme avec les doigts.
Au pinceau, badigeonner de beurre fondu ( ou à l’oeuf ) et parsemer de graines de sésame et de pavot et enfourner pour 18 mn à 180°.
Déguster de suite en les garnissant de ce que vous voulez ou les congeler . Comme tous les pains à bagels, ils ne se conservent que quelques heures.
Une fois décongelés, les couper en 2 et les passer au grille-pain pour retrouver le croustillant.

Cake au yaourt, citron et orange

Je ne résiste pas et j’ai les yeux qui pétillent quand je vois des cakes à base d’agrumes sur les blogs. Cela m’ensoleille la journée. Surtout qu’un air printanier souffle sur Bordeaux en ce moment, que les oiseaux se remettent à piailler, que le chat a retrouvé son oeil vif et se remet à courser les mulots, que je me surprend à regarder les sandales sur Zalando et que la voisine sort avec son arrosoir dans une main et une bêche dans l’autre ( oui parce que moi et le jardinage … ). Plein de petits signes qui annoncent que cet hiver, pas forcément froid, mais long et humide touche à sa fin et que les journées vont peu à peu s’allonger et se réchauffer … tout ce que j’aime !
Pour vous parler de ce cake, je pourrais vous résumer en disant qu’il  est super moelleux, que le citron prend le dessus sur l’orange par contre, mais il fallait se douter que c’était l’un ou l’autre ( c’est comme les émissions de télé-réalité, à la fin il n’en restera qu’un ). Et que j’ai remplacé le romarin dans la recette originale ( j’avais peur de voir la tête de chéri qui mange souvent mes gâteaux aux petit déjeuner ) par de la cardamome qui se marie très bien avec les agrumes. Voilà, maintenant à vous de tester …

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Source : Dorian  » Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça « 

Cake au yaourt, citron et orange

1 citron bio
1 orange bio
140 g de beurre
210 g de farine
180 g de sucre
3 oeufs
1 sachet de levure chimique
150 g de yaourt brassé à la Grecque
1 pincée de fleur de sel
1 pincée de cardamome en poudre
Sucre glace

Verser dans un saladier les ingrédients secs : le sucre en poudre, la farine  la levure, la pincée de cardamome, mélanger puis ajouter le beurre fondu, les œufs, le yaourt , les zestes de l’orange et du citron râpés finement et le sel. Mélanger à la main avec un fouet.
Verser la pâte dans un moule à cake anti-adhésif ou tapissé de papier sulfurisé. Enfourner pour 40 minutes environ . Vérifier la cuisson en enfonçant un couteau ou un pic à brochette , il doit ressortir sec.
Démouler quand le cake a un peu tiédi et laisser refroidir sur une grille. Saupoudrez de sucre glace.

Chelsea buns

Quand j’ai découvert cette recette de buns rappelant les petits pains aux raisins dans mon magazine chouchou , je savais qu’un jour ou l’autre j’allais la tester .  Visuellement c’est vrai que les miens ressemblent un peu à un chinois au final mais c’est parce que j’ai utilisé un moule rond et que j’ai fais un nappage avec de l’oeuf pour bien dorer le tout .
J’ai d’abord cherché l’origine de ce classique Anglais et j’ai découvert que Les Chelsea buns ont été créés au Chelsea Bun House, coffee shop située sur Pimlico Road, près de Sloane Square à Londres.
Les britanniques consomment très peu de brioche ( comme on la fabrique en France avec pas mal de beurre ) mais beaucoup de buns, roulés ou non, sous toutes ses formes.
La recette originale est composée de raisins secs et d’un nappage à la cannelle mais cette version n’a pas fait l’unanimité chez moi ( perso j’ai adoré mais bon… ), j’ai donc retenté l’expérience avec des pépites de chocolat qui cette fois a eu un succès fou.
Ces petits buns sont parfaits , moelleux avec peu de beurre , pas trop sucrés , c’est une vrai réussite !

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Chelsea buns

Pour la pâte :

250 g de farine
1 cuillère à café de sucre
10 g de levure fraîche de boulangerie
90 ml de lait
1 oeuf
20 g de beurre mou
1/2 cuillère à café de sel

Pour la garniture :

30 g de beurre
50 g de sucre cassonade
80 g de raisins de Corinthe ( ici une version au pépites de chocolat )
1 pomme

Pour le nappage :

1 oeuf
3 cuillère à café de sucre en poudre
2 cuillères à soupe de lait

Dans un grand saladier ( ou comme ici dans le bol du robot pâtissier avec la feuille ) , mélanger les ingrédients de la pâte . Malaxer jusqu’à obtenir une belle boule de pâte . Ajouter un peu de lait si nécessaire mais elle ne doit pas être trop liquide pour pouvoir la travailler ensuite . Si vous la préparez à la main , vous pouvez faire tiédir le lait ( mais pas chaud ) et émietter la levure dedans, ce sera plus facile .
Couvrir le saladier d’un torchon et laisser lever dans un endroit chaud ( à côté d’un radiateur ou d’une cheminée ) pendant 2 heures à température ambiante .
Dans une casserole mettre le sucre, le beurre et la pomme râpée pendant quelques minutes jusqu’à ce que la pomme ait lâchée toute son eau et que la préparation soit asséchée .
Sur une feuille de papier sulfurisée farinée , déposer la pâte et l’étaler au rouleau sur un rectangle de 23 cm sur 30 cm.
Verser dessus la préparation à la pomme en laissant 2 cm sans compote sur les bords . Saupoudrer des pépites de chocolat .
Rouler le rectangle dans la longueur ( je me suis aidée avec une grande spatule longue en inox ) .
Avec un grand couteau bien aiguisé, couper 9 rouleaux de 4 cm .
Poser dans un moule ( normalement carré mais j’ai fais dans un moule à manqué ) recouvert de papier sulfurisé et laisser gonfler à nouveau 2 heures à côté d’une source de chaleur . Ils doivent être bien gonflés .
Battre l’oeuf avec le sucre et le lait et verser sur les chelsea buns . Etaler au pinceau.
Enfourner pour 20 mn à 180°. Déguster tiède ou le jour même .