Cinnamon rolls ( + petits conseils pour la boulange )

Cela fait un moment que je bavais sur les cinnamon rolls, ces petites brioches à la cannelle made in USA que je voyais passer sur la toile. Des petites spirales plus belles les unes que les autres qui m’ont donnée l’envie de m’en rouler une petite tranche moi aussi.
Et la boulange maison, quand on maîtrise deux ou trois petites choses, ce n’est que du bonheur !
Voici mes humbles conseils : tout d’abord le choix de la levure. Après avoir testé les différentes marques, les sèches, la sèche active ( levure SAF pour les pros ) et la fraîche, il n’y a pas photo, la fraîche est ce qui donne le meilleur résultat ! Certes elle est un peu plus chère et plus difficile à trouver ( quoique, on la trouve maintenant dans la plupart des grandes surfaces au rayon des pâtisseries ) mais le jeu en vaut la chandelle.
Deuxièmement j’ai découvert par hasard le levain sec biologique à ajouter en plus à votre préparation ( le levain liquide maison est facile à faire, c’est un peu de farine complète et de farine blanche à faire fermenter quelques jours dans un peu d’eau mais il demande un peu de soins et d’attention pour le conserver ) et donc ce levain sec bio est un petit produit miracle qui donne un moelleux incomparable à tous vos pains et viennoiseries . Il se trouve en magasin bio ou au rayon du même nom de votre grande surface. Testez, vous m’en direz des nouvelles. Perso je ne peux plus m’en passer. Il faut mettre à peu près 15 g pour 300 g de farine.
Troisièmement il faut respecter les temps de pousse et il faut impérativement de la chaleur. Placez votre pâte près d’une cheminée, un poêle à bois, un radiateur l’hiver ou un four sur la fonction étuve ou à 30° si vous n’avez cette option. Et à température ambiante s’il fait bien chaud l’été dans votre logement. Sans ces différentes pousses, vos pains et brioches seront compactes et vous n’obtiendrez jamais une mie aérée.
Dernièrement mais rien de bien prouvé scientifiquement, manier et tâter sa pâte avec amour. Vous n’êtes pas obligés comme moi de lui dire des petits mots doux, au risque que l’on vous mette définitivement dans la case de celle à qui il neige sous le casque, mais d’y aller avec tact et douceur. Même un petit sourire, ça ne mange pas de pain, enfin de brioche.
J’espère que ma petite expérience vous aidera. Et pour la recette, elle vient de Lornifoin, une blogueuse pleine d’humour !

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Cinnamon rolls ( sans glacage, je ne suis pas fan … )

Pour une douzaine de brioches :

350 g de farine
15 g de levure de boulanger fraiche
15 g de levain sec bio
120 ml de lait
50 g de sucre
1 oeuf
60 g de beurre froid
1/2 cuillère à café de sel

Pour la garniture beurre – cannelle:

50 g de beurre pommade
30 g de sucre roux
1 cuillère à café de cannelle ( 2 cuillères à soupe dans la recette originale )

Pour le glaçage ( je n’ai pas fait ) il faut un blanc d’oeuf, du sucre glace et un peu de jus de citron.

Pâte à brioche : mettre le lait dans un bol et le mettre 30 secondes au micro-ondes ( s’il sort du frigo ou 10 secondes si le lait est à température ambiante / pas plus, il doit être juste tiède, 37° idéalement ).Emietter la levure dans le lait et laisser gonfler 15 minutes.

Dans le bol du robot muni du crochet ( ou dans la machine à pain programme pâte ou dans un saladier avec les mains) verser, dans l’ordre, le lait avec la levure diluée, la farine, le levain sec, le sucre, le sel, l’oeuf et mélanger.
Avant d’arriver à un mélange homogène mais quand il commence à former un tas, ajouter le beurre froid en morceaux et continuer à mélanger.
Dès que beurre est bien intégré et la pâte lisse ( elle ne doit plus coller au doigt ), faire une belle boule. Filmer le bol et laisser pousser la pâte dans un endroit chaud pendant au moins 2h.

Préparer la garniture en mélangeant tous les ingrédients ( beurre, sucre, cannelle ).
Si le beurre sort du frigo, le passer 10 secondes au micro-ondes.
Remettre le mélange au frigo.
Etaler la pâte en rectangle ( pour moi 35 x 38 cm ) et étaler le mélange beurre – sucre – cannelle avec une spatule sur tout le rectangle.
Rouler le boudin sur la longueur ( donc le côté le plus long, 38 cm ).
Couper le boudin tous les 3 cm ( petite astuce, au lieu du couteau , utiliser un grand ciseau ! ).
Les poser sur une feuille de papier sulfurisé et laisser pousser encore 1 heure ( pour moi dans le four à 30°).
Dorer avec du lait mélangé avec un jaune d’oeuf ou du blanc d’oeuf ( ça marche aussi ) et enfourner pour 15 mn à 180°.
Déguster tièdes. A manger rapidement, comme toutes les viennoiseries maison, elles ne conservent pas. Sinon les réchauffer quelques secondes au micro-ondes.

Tourte aux pommes et sirop d’érable

Dans la série des gâteaux dont je rêvais depuis longtemps, il y avait la tourte aux pommes. Je me l’imaginais avec une bonne pâte sablée maison à l’amande, une garniture de fruits épaisse et fondante, pas trop sucrée et une touche discrète de cannelle ( ils ne sont pas fan à la maison mais j’en mets quand même un peu / c’est qui la chef ? ).
Du coup je me suis mise à chercher le graal sur le net pour trouver la recette parfaite à mon goût. J’ai pioché par ci par là, j’ai changé le sucre par du sirop d’érable pour une touche originale ( c’est ma copine Delphine qui va être contente ) et j’ai testé. D’habitude quand je me lance dans une recette à ma sauce, j’ai besoin de quelques essais avant de vous la présenter ( plusieurs fois, oui j’avoue ) mais là j’ai été convaincue du premier coup . Et vous verrez la pâte est juste top et très facile à étaler. Elle ne se déchire même pas !
D’ailleurs je n’ai pas été la seule à l’apprécier car elle n’a pas passé l’après -midi.
Mon fils aîné qui n’est pas du tout gourmand d’habitude et qui goûte rarement mes gâteaux en a pris plusieurs fois. Il l’a même finie dès que j’ai eu le dos tourné.
Moi qui avait envie de m’en resservir une part le soir devant la télé ( oh ça va, hein  ),  je n’ai trouvé qu’une assiette vide avec quelques miettes, un raisin sec et une lamelle de pomme collée sur le bord.
Un grand moment de solitude, quoi …

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Tourte aux pommes et sirop d’érable

Pâte sablée :

300 g de farine
120 g de beurre
50 g de sucre
1 oeuf
1 pincée de fleur de sel
2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre ( si possible bio / le vinaigre donne du croustillant et une belle texture à la pâte / ne zappez pas ! )
2 ou 3 cuillères à soupe d’eau froide

Garniture aux pommes :

6 belles pommes à cuire de saison
100 g de sirop d’érable
60 g de raisins secs
1 pincée de cannelle
1 pincée de fleur de sel
4 cuillères à soupe de crème fraîche semi épaisse à 18 % de matières grasses
Un peu de confiture ou de nappage abricots

Perso je fais la pâte au robot mais vous pouvez la faire à la main . Dans la cuve du robot avec la feuille , mettre la farine avec le beurre froid coupé en petits morceaux. Faire tourner doucement jusqu’à ce que le mélange devienne sableux. Ajouter le sucre, l’oeuf, la pincée de sel et le vinaigre. Mélanger et quand la pâte commence à s’amalgamer, ajouter l’eau froide comme suit : une cuillère , laisser pétrir puis une autre etc… jusqu’à ce que la pâte forme un ensemble compact. Arrêter de suite le robot car moins on travaille la pâte, moins elle se rétractera à la cuisson.
Etaler la pâte sur une feuille de papier sulfurisée puis la retourner dans un moule ( ici un cercle beurré de 24 cm ) et garder le surplus pour faire le dessus de la tourte. Etaler le reste de pâte pour faire soit des motifs comme ici avec un emporte pièce ou des bandes pour faire des croisillons. On peut aussi simplement recouvrir la tourte de pâte . Mettre les pâtes au frigo le temps de préparer le reste.
Peler, épépiner et couper les pommes en fines tranches ( c’est important ). Les mettre dans un wok ou une cocotte anti-adhésive avec le sirop d’érable, la cannelle, les raisins secs et la pincée de sel. Faire compoter sur feu doux en remuant sans arrêt jusqu’à ce que les pommes aient rendues toute leur eau ( ça peut prendre du temps, une bonne vingtaine de minutes suivant la variété des pommes ).
Laisser refroidir complètement.
Sortir le fond  de pâte du frigo et percer avec une fourchette. Verser les pommes confites dessus et tasser avec le dos d’une fourchette.
Verser la crème fraîche dessus, lisser.
Déposer le reste de pâte comme vous voulez et enfourner pour 40 mn à 180°.
Sortir la tourte et badigeonner le dessus avec de la confiture ou un nappage abricot ( j’ai mis ce que j’avais dans le frigo, c’est à dire de la confiture de figues ).
Déguster tiède ou froid.

Carrot cake aux noisettes

Ou le carrot cake ultra moelleux que tu oublies les autres. J’avais posté une autre version  aux noix de pécan et à l’huile ( ici c’est du beurre ) déjà pas mal du tout et avec un glaçage au chocolat mais je pense que l’idéal serait celui d’aujourd’hui avec le dessus de l’autre. Avec le glaçage au chocolat quoi. Vous me suivez ? Mais bon, il est déjà parfait comme ça …
Ce carrot cake est le dessert que j’ai présenté ce midi au siège de Cultura dans mon petit food truck Capucine cuisine mobile.
J’avais aussi proposé un meatloaf au boeuf mais sous forme de boulettes et des patatoes aux épices Cajun. Un repas 100% States quoi !

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Carrot cake aux noisettes

Pour 10 cakes mais on peut obtenir 16 carrot cake en version muffins :

200 grammes de cassonade
120 grammes de beurre fondu
3 œufs
230 grammes de farine
1 cuillère à café et demi de levure chimique
1 cuillère à café rase de cannelle en poudre ( il faut aimer la cannelle ! )
1 cuillère à café rase de gingembre en poudre
250 grammes de carottes râpées finement
125 grammes de noisettes hachées grossièrement ( je les mixe au robot )
1 cuillère à soupe de liqueur Amaretto ( j’ai mis du rhum )
sucre glace pour la décoration

Préchauffer le four à 180°. A l’aide d’un batteur électrique, travailler le beurre avec le sucre. Ajouter les œufs un par un jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Tamiser la farine sur le mélange oeufs-sucre-beurre, puis la levure et les épices (cannelle et gingembre) tout en travaillant le mélange avec une spatule souple. Ajouter les carottes râpées et les noisettes hachées finement et bien mélanger. Mettre la pâte dans une poche à douille , couper un bout large et déposer soit dans des caissettes en papier ( à muffins ) aux 3/4 puis dans un moule à empreintes , soit dans des petits moules en papier comme ici ou dans un moule à manqué . Enfourner pour 18 à 20 mn pour les carrot cake en version individuelle ou un peu plus en version gâteau. Vérifier la cuisson avec la lame d’un couteau ou un pic à brochette, il soit ressortir sec.
Quand ils sont refroidis, saupoudrer de sucre glace.

Safihas à l’agneau et pignons de pin

On part du côté du Liban aujourd’hui avec ces petits chaussons de viande  parfumés au cumin , paprika et cannelle. On les sert habituellement en  » mezzé « , à la manière des tapas espagnols.
J’avais flashé sur cette recette il y a quelques années dans un magasine féminin qui avait consacré un dossier cuisine sur la cuisine Libanaise et je l’avais mis dans un tiroir en attendant de me lancer. J’ai mis un peu de temps mais je n’ai pas été déçue car ces petits chaussons sont très parfumés et se laissent grignoter avec plaisir .
Et avant de vous faire découvrir la recette, je vous laisse avec un joli proverbe Libanais :   » La manière de donner compte plus que l’objet que tu donnes « …

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Safihas à l’agneau et pignons de pin

Pour une douzaine de safihas

2 pâtes à pizza fine ( ou pâte brisée )
1 oignon
2 petites tomates mûres
250 g d’épaule ou de gigot d’agneau haché
1 cuillère à café de cumin en grains
1 cuillère à café de paprika
1 cuillère à café de cannelle ( 1 pincée pour moi )
40 g de pignons de pin
Sel , poivre

Faire dorer les pignons de pin dans une poêle sans matière grasse jusqu’à ce qu’ils soient dorés.
Peler et hacher l’oignon finement . Epépiner et couper et les tomates en petits cubes.. Mélanger le tout avec la viande haché, le cumin , le paprika , la cannelle et les pignons. Saler, poivrer.
Couper des rectangles de 10 cm de côté et mettre de la viande au centre . Humecter le pourtour avec un pinceau puis rabattre partiellement la pâte sur la farce , en pinçant simultanément les deux côtés opposés afin d’obtenir des petits chaussons à 4 pointes . Enfourner pour 20 mn environ à 180° environ. Ils doivent être bien dorés .
Déguster chaud ou tiède .

Tarte crémeuse au pommes , amandes et vanille

  » Derrière les hauts murs à Colombages, sous les chapeaux pointus des toitures, se cachent les cuisines secrètes des résidents en villégiature . Depuis les fenêtres ouvertes, on entend tinter les larges cuillers dans les bassines de cuivre ou au fond des poêles émaillées. Les portes des fours grincent et on surprend la cuisinière glissant avec précaution sa tarte sur la tôle chaude . Les enfants, eux, jouent face à la mer lointaine, si lointaine à marée basse. Dans quarante minutes, la cloche sonnera, il sera temps de rentrer goûter .  »
Ce joli texte est tiré du livret  » Délicieuses tartes et tatins  » du grand Paul Bocuse  pour la  collection  » La bonne cuisine de nos terroirs  » . Du coup j’ai été attirée par la recette de tarte aux pommes qui accompagnait ces quelques lignes mais je n’avais tous les ingrédients donc j’ai modifié deux, trois petites choses …
Le résultat  a donné une tarte crémeuse mais un peu croquante grâce aux amandes effilées , sucrée comme il faut avec la touche de raisins secs en plus et bien parfumée grâce à la vanille et à la cannelle .
Une tarte toute en simplicité mais très gourmande !

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Tarte crémeuse aux pommes 

Pour 6 -8 personnes

Pâte brisée sucrée :

250 g de farine
125 g de beurre
1 pincée de sel ( sauf si vous utilisez du beurre demi-sel )
25 g de sucre
Un peu d’eau ( environ 5 cuillères à soupe )

Garniture :

2 grosses pommes ( environ 400 g épluchées et coupées )
60 g de raisins secs
75 g d’amandes effilées
80 g de sucre semoule
1 pinçée de cannelle
1 gousse de vanille
10 cuillères à soupe de crème liquide entière ( fleurette )
1 oeuf

Mettre dans un saladier , la farine et le sel. Ajouter le beurre pommade ( à température ambiante ) et mélanger du bout des doigts . Cela doit former un sable grossier.
Ajouter l’eau en versant petit à petit et en malaxant jusqu’à obtenir une boule homogène.
Etaler entre 2 feuilles de film plastique et déposer à plat au frigo.

Mettre les raisins secs à gonfler dans un bol d’eau pendant 2-3 minutes au micro-ondes. Attendre 10 minutes.
Peler, ôter le trognon et découper les pommes en lamelles . Egoutter les raisins , les mélanger aux pommes , ajouter le sucre , la cannelle, l’intérieur de la gousse de vanille et les amandes effilées . Mélanger.
Battre l’oeuf avec la crème et ajouter aux pommes . Mélanger le tout .
Sortir la pâte brisée du frigo et verser dessus la garniture . Lisser le tout et enfourner pour 35 minutes environ à 180°.
Laisser refroidir et saupoudrer de sucre glace.

Confiture de melon d’Espagne

Cette confiture peu connue ( avec celle des tomates vertes ) a bercé toute mon enfance et reste une de mes préférée car son goût est unique. Le melon d’Espagne qui ressemble étrangement à la pastèque de l’extérieur est une variété qui se récolte en automne ( fin octobre et début novembre, juste avant les premières gelées ) et dont la chair très ferme ne se consomme qu’en confiture . J’en achète tous les ans et je consacre une après – midi à faire quelques pots car il faut s’armer de courage et de patience pour faire cette confiture couleur d’or qui perd beaucoup d’eau . Il faut déjà ôter la peau très dure ( comme pour les potirons et autres courges ) puis ensuite le couper en cubes et ôter tous les pépins .
Mais elle est tellement délicieuse que le jeu en vaut la chandelle !

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Confiture de melon d’Espagne

Pour environ 12 pots

1 gros melon d’Espagne ( 8 kg de chair de melon au final )
2,4 kg de sucre
2 ou 3 citrons bio
1 orange bio
Une demi-cuillère de cannelle
1 gousse de vanille
1 ou 2 petites pommes ( facultatif )

NB : Cette recette est la plus lue de tout mon blog et donc très commentée. Merci pour vos expériences et conseils !
De mon côté je tenais à préciser que quel que soit le poids de votre melon, il faut compter 300 g de sucre par kilo de chair de melon ( donc le melon une fois épluché, épépiné et coupé en cubes ). C’est le poids de sucre par kilo que je fais pour toutes mes confitures et elles sont sucrées juste comme il faut et se conservent parfaitement à condition de retourner les pots de suite, dès que la confiture bouillante a été mise en pot …

Couper le melon en deux puis en quartier et ôter la peau peu à peu avec un couteau ( c’est difficile , attention aux coupures ! ) Oter tous les pépins ( bon courage… ).
Couper les quartiers en gros cubes et mettre dans une bassine à confiture avec le sucre , les citrons et l’orange ( après les avoir brossés sous l’eau, je les coupe en fines rondelles puis en morceaux et j’ajoute le tout dans la bassine / sans les pépins bien sûr ), la cannelle et l’intérieur de la gousse de vanille ( les graines ).
Laisser macérer toute la nuit . Le melon va lâcher de l’eau .
Le lendemain , remuer le tout et commencer la cuisson sur feu vif . Quand le mélange bout, baisser le feu et laisser cuire environ 3 heures. Le melon va perdre beaucoup d’eau.
On peut ajouter 1 ou 2 pommes râpée pour la pectine ( elle sera moins liquide ).
Quand elle a prit une belle consistance , mettre quelques coups de mixer à bras plongeant pour réduire les morceaux ( il doit en rester un peu ).
Mettre en pots de suite ( la confiture doit être bien bouillante ) et retourner les pots jusqu’à refroidissement complet . Ils se conservent très bien ainsi plusieurs mois .

Sorbet coco

Il y a quelques années nous étions partis quelques jours en Guadeloupe et nous avions découvert les richesses de la cuisine Créole. J’ai ramené plein de souvenirs gustatifs de poulet boucané ou de salades tièdes de poisson aux pommes de terre dénichés dans de simples paillotes au bords des routes. A Saint Anne, nous avons eu un gros coup de coeur pour ces sorbets coco que les doudous préparent dans des sorbetières traditionnelles en bois . Chaque sorbet est unique car il est préparé avec plus ou moins de sucre, de citron vert ou de cannelle ( et de la noix de coco fraîche ) mais tous étaient absolument divins .
Nous l’avons dégusté au bord de la plage , assis sur les arbres tarabiscotés qui poussent au gré des alizés…

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Source : Marmiton

Sorbet coco

400 g de lait de coco liquide
400 g de lait concentré sucré
Une petite pincée de cannelle
2 cuillères à soupe rase de noix de coco fraiche rapée ( surgelée en magasin Asiatique ou à défaut noix de coco en poudre , pour la texture )
Le zeste d’1/4 de citron vert
1/2 gousse de vanille

Mélanger le lait de coco et le lait concentré sucré dans un saladier .
Ajouter la cannelle , le zeste de citron vert râpé finement et les graines de la gousse de vanille grattée.
Déposer le mélange dans la sorbetière  et laisser tourner pendant 30 /40 min.
Une fois que le mélange est crémeux , déposer dans un bac à glace et mettre au congélateur au moins une nuit.
Au moment de servir, sortir le sorbet 5 minutes à l’avance .

Filet mignon de porc aux fruits secs

Bonne nouvelle , je vais  arrêter de vous saouler avec mes histoires internet car j’ai enfin récupéré ma connexion  ( danse de la joie dans le salon  ). Pour combien de temps, je ne sais pas mais nous allons positiver et dire que c’est rétabli . Vous m’avez un peu rassurée en m’avouant pour certains d’entre vous que vous étiez un peu addict aussi…
Du coup , pour fêter la bonne nouvelle , je poste deux jours de suite , histoire de me rattraper un peu .
Pour cette recette j’ai fait quelques infidélités à mon magasine  » Saveurs  » avec cette viande dénichée sur un des derniers  » Marmiton « , qui entre nous n’est pas mal aussi d’ailleurs, bien que je préfère le graphisme de mon mag chouchou .
Cette recette est dans la version originale préparée avec de la dinde et des châtaignes mais j’ai voulu changer de viande et je n’avais pas de châtaignes ( c’est ballot  ).
Pour être franche, j’avais un peu peur que ce ne soit trop sucré avec les fruits secs . Bien que je sois fan du sucré-salé , quand c’est trop ça gâche tout mais là,  c’est juste parfait . Le dosage est bien équilibré , les fruits secs se fondent avec la viande et avec un riz sauvage comme ici , ça donne vraiment un résultat délicieux  . A refaire sans hésitation !

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Filet mignon de porc aux fruits secs

700 g de filet mignon de porc
2 oignons
100 g de lardons fumés
1 cuillère à café de miel
1 petite pincée de cannelle
1 filet de vinaigre balsamique
1 verre de bouillon de volaille
3 dattes
3 abricots secs
2 figues
1 poignée de raisins secs
sel, poivre
Un peu d’herbes de Provence

Faire dorer dans une cocotte à fond épais les oignons émincés, les lardons fumés, puis la viande coupée en gros cubes.
Y joindre le filet de vinaigre, le bouillon, la cannelle et le miel.
Couper en morceaux les fruits secs (dattes, abricots, figues) et les ajouter au bouillon avec les raisins secs et les herbes de Provence. Saler, poivrer.
Laisser cuire doucement environ 40 minutes en veillant à ce qu’il y ait toujours un jus de cuisson ( j’ai ajouté plusieurs fois un petit verre d’eau ).
Déguster bien chaud avec un riz sauvage ou basmati

Gâteau Basque à la crème pâtissière et confiture de griotte

Quelquefois j’ai la surprise de voir arriver au magasin où je bosse ( enfin bossait mais ça une autre histoire ) un gentil client avec une petite pâtisserie pour mon goûter . Oui enfin un client avec qui j’ai sympathisé et qui sait que je suis gourmande , je n’ai pas non plus écrit sur mon front  » Ayez pitié de moi , si vous pouviez m’amener une petite douceur pour mon quatre heures, je suis attachée à l’accueil … »
Ce jour là, ce fut un gâteau Basque tellement délicieux ( moi qui n’aime pas normalement la version du commerce à la crème pâtissière ) que j’ai eu envie d’en refaire . Je vous avais déjà posté une recette avec de la confiture de cerises noires mais vous pouvez oublier . Mes bidouillages de l’époque relègue cette ancienne version aux oubliettes tellement celle-ci est meilleure. Mais c’est normal c’est la recette de notre grand pâtissier national , Philippe Conticini. J’ai juste opéré quelques modifications , notamment dans la dose de sucre que j’ai diminué .
Je dois même vous avouer que je préfère cette version sans la confiture de cerises noires dessus . Normalement d’ailleurs la confiture se met sur la crème pâtissière avant la couche de pâte et la cuisson ( oui une version crème pâtissière et confiture ) mais mon côté rebelle a fait que je l’ai mise après.
A vous de voir comment vous préférez …

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Gâteau Basque à la crème pâtissière et confiture de griottes

Pâte :

140 g de beurre mou
110 g de sucre
1 oeuf entier + 1 jaune
15 g de rhum brun
250 g de farine
1 jaune d’oeuf + un peu de lait pour la dorure

Crème pâtissière:

130 g de sucre
4 jaunes d’oeufs
25 g de farine
300 g de lait,
2 gousses de vanille,
2 cuil. à s. de rhum
130 g de poudre d’amande

Confiture de cerises :

100 g de cerises ( ici griottes en bocal ) grossièrement concassées
50 ml d’eau
1 pincée de cannelle
4 cuillères à soupe bombées de confiture de cerises
Zeste d’1 orange ( ici un peu de parfum naturel d’orange )
Jus d’1 citron
2 cuillères à soupe de sucre spécial confiture
20 ml de vin rouge

Préparer la pâte :
Fouetter le beurre mou et le sucre dans un saladier de manière à obtenir une texture crémeuse. Ajouter, l’oeuf, le jaune, le rhum et mélanger. Verser la farine en 2 fois et bien mélanger .
Déposer la pâte sur le plan de travail fariné, former une belle boule, envelopper dans du film étirable puis réserver au frigo pendant 1 heure minimum.

Préparer la crème pâtissière:
Dans une casserole, faire chauffer le lait avec les gousses de vanille grattées. Pendant ce temps, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre afin de les faire blanchir. Ajouter la farine et mélanger. Hors du feu verser le lait vanillé tout doucement en fouettant vivement. Verser à nouveau dans la casserole et porter à ébullition doucement sans cesser de remuer avec un fouet ou une spatule. Lorsque la crème épaissit, arrêter le feu et continuer  à fouetter toujours pour éviter d’attacher au fond de la casserole. Une fois la crème bien épaissie, incorporer la poudre d’amande. Verser dans un saladier, couvrir et réserver .

Préparer la confiture de griottes:
Mettre les cerises avec l’eau, la pincée de cannelle, la confiture de cerises, le zeste d’ orange et jus de citron dans une casserole.Porter à ébullition, ajouter le sucre et remuer jusqu’à ce que la confiture épaississe. Verser dans un récipient .

Etaler la moitié de la pâte à gâteau entre 2 feuilles de film plastique ( très important pour déplacer la pâte dans le moule ) et sur une épaisseur de 4 mm environ.
Foncer un moule à manqué beurré avec la pâte en appuyant bien l’abaisse contre le fond et les parois. Garnir de crème à gâteau basque aux 2/3 de la hauteur puis étaler dessus la confiture de cerises ( ou comme moi garder la confiture de cerises pour la présentation )
Etaler la 2ème abaisse de pâte comme précédemment. Recouvrir et souder les bords en les pinçant. Si vous mettez comme moi du papier sulfurisé dans votre moule au lieu de le beurrer , vous pourrez sortir votre gâteau du moule une fois fini , le mettre sur votre plan de travail et le remodeler pour bien souder les bords. Le remettre dans le moule. Dorer au jaune d’oeuf mélangé à du lait au pinceau.Faire des croisillons avec un couteau ( ici avec une roulette à raviolis ) et cuire environ 30 minutes au four à 180 °.
Laisser refroidir et déguster le lendemain avec la confiture de griottes .

Speculoos

On a tous notre petite faiblesse et moi ma petite manie c’est de tremper 3 spéculoos dans mon café du midi (pas quatre, pas deux , trois et je suis comblée ) . J’aime aussi mettre ces petits biscuits Belges parfumés à la cannelle dans mes tiramisu , les émietter dans des verrines au lemon curd ou dans une mousse au chocolat  et confiture de lait .
Bref le spéculoos est partout chez moi et du coup j’ai eu envie de me lancer dans la fabrication home-made .
C est assez facile mais il faut avoir un peu de temps devant soi car entre le repos de la pâte et sa remise à température ambiante , ça prend quelques heures tout de même . Il faut les manger aussi rapidement ( mais bon sur ce point chez moi pas de problème ) car ils ont tendance après à se ramollir dans la boîte et perdre de leur croquant .
Allez on prend un petit café ?

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Speculoos

Pour une trentaine de spéculoos

1/2 cuillère à café de gingembre moulu
1 pincée de noix de muscade moulue
2 cuillères à café de cannelle
2 clous de girofle
250 g de farine tamisée
1/2 sachet de levure chimique
1 oeuf
150 g de beurre ramolli
75 g de vergeoise brune ( c’est sucre roux foncé qui colle )
100 g de cassonade
1 pincée de sel

Mixer les clous de girofle avec la cassonade . Dans un bol , mélanger cette poudre avec le reste des épices .
Dans un saladier , écraser le beurre avec la vergeoise brune et l’oeuf . Mélanger bien le tout.
Dans un autre saladier , mélanger la farine et la levure puis incorporer les épices et le sel .
Verser ce mélange sur la préparation à base de beurre et amalgamer bien les ingrédients avec les mains pour former une boule. Recouvrir de film alimentaire et placer 12 heures au frigo .
Sortir du frigo au moins 3 heures à l’avance pour que la pâte revienne à température ambiante . Prendre une petite boule et l’étaler avec la paume de la main sur une épaisseur de 4 mm environ .
A l’aide d’un emporte-pièce d’environ 4 X 2 cm, découper des biscuits dans chaque petit morceau de pâte étalé .
Disposer sur 2 plaques de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé et déposer les spéculoos  en les espaçant suffisamment car ils vont gonfler un peu.
Enfourner et laisser cuire 15 minutes . A mi-cuisson , retourner les plaques pour que les spéculoos cuisent uniformément . Ils doivent légèrement dorer sur les côtés .
Laisser refroidir sur une grille .
Ils se conservent quelques jours dans une boîte hermétique .